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Promotion
Grandes Ecoles
(numéro
spécial élection des représentants étudiants dans les 28 CROUS de
France)
Editorial
Si chaque école dispose de son
BDE, il n'existe que peu d'instruments assurant un lien entre celles-ci. Tel est l'objectif du journal «Promotion Grandes écoles». Celui-ci s'inscrit dans la continuité de l'action de
I'UNI-Grandes écoles, organisation rassemblant des étudiants en classes prépas et en écoles partout en France, qui a pour but de représenter et défendre le système d'éducation autre qu'universitaire dans l'enseignement supérieur français, et ce à l'échelon des étudiants.
Ce numéro se veut la preuve vivante qu'il est à la fois possible et nécessaire d'agir pour faire entendre la voix des grandes écoles et des classes prépas.
Bonne lecture et n'hésitez pas à prendre contact avec nous !
La rédaction

Les grandes écoles à l'heure de
la mondialisation
Comment le gouvernement déstabilise les
grandes écoles
Ce qu'apporte les CROUS aux élèves des
grandes écoles
Les élections à leur conseil
d'administration un moyen pour eux de se faire entendre
La défense des grandes écoles au
quotidien
Entretien avec Julien
Massiat,
responsable de l'UNI-Sciences Po
En quoi les étudiants des grandes écoles et grands établissements sont-ils concernés par les élections au CROUS ?
Il est vrai que l'indépendance de nos établissements rend moins évidente l'utilité de cet organisme. Dans un sens, il faut s'en féliciter: Sciences Po a ainsi mis en place et développé son propre système d'aide sociale qui s'ajoute à celui existant. Néanmoins, les étudiants des grandes écoles ont souvent recours aux services du CROUS sans même s'en apercevoir et l'intervention de cet organisme est régulièrement évoquée dans les Conseils. C'est le cas aujourd'hui pour le projet de construction d'une nouvelle cafétéria à CEP. Il est nécessaire que l'action des élus de
l'UNI Sciences Po soit relayée au sein du CROUS qui gérera cette cafétéria.
L'Unef-id, qui est aujourd'hui largement dominante au sein de l'enseignement supérieur, est très proche du Parti socialiste, comme le montrent les péripéties de l'affaire de la
MNEF. Les élections ont CROUS auraient-elles aussi une enjeu politique ?
C'est évident. L'engagement des étudiants de
l'UNI est lui aussi politique, même s'il n'est pas partisan. Lorsqu'un gouvernement de gauche agite régulièrement la menace de remise en cause des grandes écoles, comme l'a fait récemment Allègre, il s'agit d'un acte purement idéologique. Face à un Ministre et un syndicat qui souhaitent niveler l'enseignement supérieur, il faut des étudiants motivés pour s'opposer à leurs projets. Le principe du concours, tant décrié par la gauche, permet à la fois de garantir l'égalité des chances (puisqu'on ne se base que sur le mérite) et l'excellence des enseignements. Il y a sans doute des réformes à engager, notamment en matière d'aide sociale, mais vouloir détruire ce qui participe au rayonnement et au dynamisme de la France relève de la folie.
En quoi Sciences Po a-t-il été menacé ?
Depuis longtemps, les syndicats de
gauche militent pour l'intégration de Sciences Po dans le cadre général de la loi Savary et l'an dernier, la Direction s'est engagée dans une réforme de la scolarité dont l'un des volets était de donner à l'IEP tous les attributs d'une fac. La mobilisation des étudiants pour garantir notre indépendance, notre spécificité et nos acquis (aide sociale spécifique, valeur des diplômes) a jusqu'ici été payante. Le statut de Sciences Po a ainsi reçu validation législative.
Les étudiants des grandes écoles doivent donc prendre conscience de leur droit de vote à ces élections. Ne pas voter, c'est laisser le pouvoir à ceux qui non seulement ne se sont jamais intéressés à nous, mais qui de plus menacent nos cursus.
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