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Promotion
Grandes Ecoles
(numéro
spécial élection des représentants étudiants dans les 28 CROUS de
France)
International quand tu nous tiens !
Vous l'avez entendu maintes et maintes fois à la journée de présentation de l'école : il faut partir étudier ne serait-ce qu'un semestre à l'étranger. Possibilité offerte encore récemment dans peu d'écoles, celle-ci devient pourtant de plus en plus une obligation. En effet, l'évolution du marché du travail due aux conséquences de la mondialisation a fait qu'il n'est plus possible de rester insensible aux sirènes de l'international.
Ainsi de plus en plus d'écoles prévoient-elles dans la scolarité de leurs étudiants au moins une année à l'étranger, la palme revenant aux écoles prévoyant de doubler la dose et d'envoyer leurs étudiants parcourir l'Europe pendant deux ans.
Plusieurs facteurs ont accentué cette situation:
- le recrutement des grands groupes est devenu européen, le marché des compétences s'étant mondialisé
- la plupart des grandes entreprises réclament un très bon niveau en langues et n'hésitent pas à demander un nombre de points minimum au TOEIC
- les enseignants se sont eux aussi internationalisés et s'expatrient les premiers, introduisant une concurrence accrue entre les écoles.
Vous l'avez bien compris, la mondialisation à la sauce «grandes écoles» n'a rien à voir avec celle que pourfend à longueur de journées José
Bové, mais un impératif pour les étudiants de s'ouvrir sur le reste du
monde et d'acquérir les méthodes de réflexion des futurs ingénieurs ou gestionnaires chez nos voisins. Les perspectives de ceux qui sont passés par cette voie sont d'autant plus grandes que les étudiants de
l'EAP par exemple, passés par trois établissements dans trois pays différents, arrivent ensuite à monnayer leurs services au moins aussi chers que les meilleures écoles de commerce.
Évidemment, les écoles ont alors besoin de s'adapter à cette nouvelle donne et souvent de se regrouper. Nous sommes rentrés dans l'ère des méga-fusions,
I'EAP se fondant dans I'ESCP ou encore
l'ESC Tours absorbant celle de Poitiers. Si certaines petites écoles résistent encore, le risque pour elles est de se transformer en établissements de seconde zone, décalées par rapport aux impératifs du marché du travail, à moins de développer rapidement des contacts avec des écoles et universités étrangères prêtes à passer des partenariats avec elles ou à faire valoir leurs qualités propres (vie associative dynamique, adéquation avec le bassin d'emploi local, structure à taille humaine...).
Il apparaît malheureusement que nombreux sont les étudiants en classe prépa à ne pas disposer d'une information suffisante sur ces nouvelles données et à tomber de haut le jour de leur entrée à l'école. D'où l'intérêt d'une association rassemblant et informant les «préparationnaires» et les élèves des écoles, comme peut le faire
l'UNI-Grandes Ecoles.
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