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FAMILLE : LES
VRAIS ET LES FAUX CHIFFRES
(Source
Famille de France)
Les
restrictions ne vont toucher que les familles
" aisées ". FAUX :
Toutes les
familles sont dans le collimateur : l'Etat leur
doit 8 Milliards de Francs au titre de la triche
sur les revalorisations en 1993 et 1995. Mais le
Gouvernement n'a provisionné que 618 Millions
pour les rembourser. Le jeune couple d'employés
avec deux enfants auquel 1 200 F d'arriérés
sont dus ne recevra donc que 120 F à peine. Il
appréciera de savoir qu'il fait partie des
" privilégiés ". En vérité, le
Gouvernement ne fait pas ses économies sur 66
000 familles mais sur 5 millions d'entre elles.
La politique
familiale aide plus les familles riches que les
familles pauvres. L'aide serait de 29 000
F environ pour une famille de 3 enfants gagnant
100 000 F par an et de 60 000 F pour une famille
gagnant 500 000 F. FAUX.
Cette
présentation est une escroquerie intellectuelle
: elle additionne le montant des Prestations
Familiales avec de prétendues "prestations
fiscales " qui sont les effets du quotient
familial. Rappelons que le quotient familial
n'est pas une aide à la famille mais un moyen de
mesurer la capacité contributive d'un citoyen.
L'ensemble des
associations familiales (et tout le monde
scientifique) récuse cette présentation
mensongère.
La baisse de
l'AGED ne concernerait que 30 000 personnes. FAUX
:
Il y a
actuellement 66 000 bénéficiaires de l'AGED.
Toutes vont être touchées, même celles qui
emploient quelqu'un à temps partiel (en effet,
l'AGED rembourse actuellement 100 % de la
dépense. Les textes prévoient qu'elle n'en
remboursera plus que 50 "/o). Pour une
famille avec un enfant entre 3 et 6 ans et qui a
quelqu'un à mi temps, la perte sera de 7 796 F
sur l'année.
Seules 0,25
% des familles seraient touchées par la baisse
de la réduction fiscale pour les emplois
familiaux : INCOHERENT.
Lorsque le
Gouvernement a annoncé cette mesure, il a
indiqué que cette baisse rapporterait 3 MdF soit
la moitié du coût fiscal de la mesure (6 MdF).
Il y a actuellement 1,5 million de particuliers
employeurs soit 10 % des ménages. 0,25 %
représente 60 000 personnes. Supposons que ces
personnes perdent chacune 22 500 F (ce qui est un
maximum), l'économie totale serait de 1,3 MdF et
non de 3 MdF.
En outre, dés
1995 (soit avant les effets de la réforme
Balladur), 105 000 particuliers employeurs
dépensaient déjà plus de 50 000 F par an au
titre des emplois familiaux (source : IRCEM). Or
ce sont ces personnes qui sont touchées par la
réforme.
La vérité est
que le Gouvernement ignore probablement
l'économie que lui procurera sa mesure.
La garde à
domicile est plus aidée que les crèches : FAUX.
L'aide publique
totale pour une place en crèche est de 6 255 F
par mois et par enfant (2 000 F payés par la
CAF, 3 000 F payés par la commune, 300 F de
réduction d'impôt et. le cas échéant 955 F
mois d'APJE). Elle est de 7 107 F par mois quel
que soit le nombre d'enfants gardés pour la
garde à domicile (4 278 F par mois d'AGED, 2 823
F maximum de réduction d'impôt).Le coût net
pour une famille est de 2 823 F par mois pour la
garde à domicile soit exactement le même que
pour une place de crèche payée (tarif maximum)
3 000 F par mois (et sans compter la réduction
d'impôt de 300 F par mois).
Le
Gouvernement encourage la promotion
professionnelle des femmes : FAUX.
La réduction de
moitié de l'AGED concerne 60 % des jeunes
mères-cadres. Curieuse façon d'encourager la
promotion des femmes ! Lionel Jospin veut bien
que les femmes travaillent à condition qu'elles
soient dactylos. Celles qui ont réussi à
émerger sont, à ses yeux, " une toute
petite catégorie ". Certes ! Avec ce
traitement, elles ont toute chance de le rester.
L'effet sur
l'emploi des mesures emplois familiaux serait à
relativiser. FAUX.
Hors les
assistantes maternelles, 315 000 emplois nouveaux
ont été créés depuis 1990 dont 230 000
emplois depuis la mise en place du dispositif
Balladur, fin 1994. (Source: IRCEM, actualisation
1997 par Familles de France).
Les
économies sur l'AGED permettront de créer
davantage de places de crèche. FAUX :
Il est malhonnête
de prétendre que la diminution de l'AGED va
permettre de créer plus de places de crèche :
la CNAF disposait de 1 302 millions Francs en
1996 pour créer des places de crèches
supplémentaires. Elle n'a utilisé que 802
millions (sources : dernier rapport de la
Commission des comptes de la Sécurité Sociale
page 59).
La CNAF n'a pas
besoin de l'argent de l'AGED pour ouvrir des
places de crèche. En vérité, les communes ne
se précipitent pas pour créer de nouvelles
places, fût ce avec son aide.
La branche
famille de la Sécurité Sociale connaîtra un
déficit de 13,2 MdF. TRUCAGE ! Le
déficit de la branche famille a été creusé
délibérément :
- Depuis 1989
les cotisations familiales ont été
diminuées et, malgré les engagements
solennels de la Gauche à l'époque au
pouvoir, aucune compensation n'a été
versée. Manque à gagner 10 MdF par an.
- Le
Gouvernement passe sous silence les 19
MdF que la branche famille verse
indûment à la branche vieillesse pour
combler son déficit. Cette hémorragie
prend la forme d'une allocation bidon,
" l'Assurance Vieillesse des Parents
au Foyer ", allocation qu'à peu
près personne ne touche. Ce
détournement de fond a pourtant été
dénoncé par l'ensemble des partenaires
sociaux lors de la dernière Conférence
FamiIle.
Sans ces deux
ponctions, la branche famille serait
excédentaire de 16 MdF. On ne parlerait pas
d'économies et les familles rentreraient dans
leurs droits.
La Loi
famille de 1994 n'aurait pas été financée, ce
qui mettrait la branche famille en " quasi
faillite ": FAUX
Il est exact que
la Loi Famille de 1994 coûte plus cher que
prévu (8 milliards de dépenses envisagées pour
1997; 13,1 MdF réalisées). Mais on oublie de
dire que des recettes avaient été prévues pour
financer les mesures (les économies liées à la
dénatalité et une désindexation de
prestations) et que ces recettes sont aussi plus
abondantes qu'envisagées (15,7 au lieu de 10,8).
Les mesures
prévues par le Gouvernement permettront de
réduire à 2,6 MdF le déficit comptable de la
branche famille : FAUX
Le gouvernement se
prend les pieds dans ses propres chiffres : à
force de compliquer les choses et les
financements, il ne s'y retrouve pas lui même !
Il comptabilise 3,2 MdF de recettes nouvelles
pour la branche du fait de l'élargissement de
l'assiette de la CSG aux revenus du capital.
Hélas, cette mesure est en vigueur depuis
l'année dernière (Loi de Financement de la
Sécurité Sociale pour 1997) et son bénéfice
pour la branche famille est déjà comptabilisé
lorsqu'on évalue à 11,8 MdF le déficit pour
1998.
Conclusion :
les mesures gouvernementales ne ramèneront le
déficit qu'à 5,8 MdF et non 2,6. Une suggestion
d'économie supplémentaire : qu'il baisse donc
le plafond des conditions de ressources pour les
familles aisées...
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