Unef, Unef-id, Sud à Sciences Po : démocrates, ils ne le sont que dans les mots

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Démocrates, ils ne le sont que dans les mots

Lorsque la gauche «plurielle» perd son sang froid, le masque tombe et elle montre son vrai visage de dogmatisme. L'exemple nous en a été donné récemment à deux reprises.

Lors de la séance de mise sous plis des professions de foi adressées par la poste aux étudiants, qui s'est déroulée mercredi dernier dans l'amphi Boutmy, l'Unef-id s'est livrée à un esclandre. Arguant du fait que l'UNI ne fournissait pas assez de bras pour mettre les tracts sous enveloppes, les caciques de l'Unef-id se sont arrogés le droit de ne pas joindre la profession de foi de notre liste dans un certain nombre de plis. Bref, si vous n'avez pas reçu notre profession de foi, c'est normal, vous les devez aux procédés anti-démocratiques de notre principal adversaire. Nous somme les premiers à reconnaître que l'UNI, dont c'est la première participation aux élections à Sciences Po depuis (bien trop) longtemps, ne peut pas encore revendiquer les mêmes bataillons de militants à Sciences Po que l'omnipotente Unef-id. Etait-ce une raison suffisante pour que celle-ci se livre à un tel chantage ? Mais, grâce à vous, nous l'espérons, ça va changer !

Vendredi dernier après-midi, le cours de Bernard Manin en Amphi Boutmy a été interrompu par une poignée d'agités rééditant le coup désormais classique de l'irruption dans une assemblée déjà constituée pour mieux faire entendre ses revendications. Ce «happening» orchestré par l'Age-Unef et Sud a bien entendu dégénéré rue Saint-Guillaume en bousculades et invectives, avec en prime un cordon de police. Nous rappelons aux syndicats concernés qu'ils ont la faculté de réserver des salles pour leurs réunions. Mais peut-être redoutent-ils que celles-ci soient désertées par des étudiants, qui ont d'autres chats à fouetter qu'entendre leurs vieilles lunes marxistes ?

Ainsi l'Unef dopée par l'arrivée au Secrétariat d'Etat à la Jeunesse et aux Sports de Marie-Georges Buffet confirme son rôle institutionnel de CGT étudiante. Sa présidente promue depuis membre du comité central du Parti communiste à l'occasion du XIXème Congrès du PCF, en décembre 1996, peut donc être fière de ses ouailles.

Quant à SUD, véritable bric-à-brac multi catégoriel qui regroupe pèle mèle immigrés clandestins, employés des postes et étudiants de Sciences Po, ses militants feraient mieux de s'interroger sur les conséquences sur l'emploi du passage immédiat aux 32 heures sans réduction de salaire, qu'ils préconisent avant de se faire les portes paroles de chômeurs.

Sciences Po ne doit pas devenir le champ de manoeuvre de l'ultra gauche parisienne. Les étudiants de Sciences Po n'ont pas à être les otages de ses multiples coups de force. Nous n'avons pas besoin de ces «animateurs d'ambiance» d'un nouveau genre alliés objectifs de la gauche gestionnaire.

 

Drapeau tricolore

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