"Gambetta pendant l'affaire Dreyfus",
"la SFIC dans le cartel des gauches", "les 85 millions de morts du
communisme, un incident regrettable", "la droite ? esclavagiste bien
sûr"... : la "gauche plurielle" et son chef Lionel Jospin (SP 59) ne
lésinent pas sur les approximations historiques, les contorsions idéologiques et les
pronostics à géométrie variable, en particulier sur l'impact des 35 heures, pour faire
cadrer la réalité dans leurs schémas doctrinaux.
Sciences Po ne semble pas faire exception à la
règle, où souffle à gauche un vent de folie, d'aucuns diront un vent de panique. Cette
dernière, tel Philippulus, le prophète de l'Etoile Mystérieuse prédisant muni d'un
gong la fin du monde, nous prête tous les cataclysmes. L'UNI serait, tour à tour, tenue
responsable du trou de la couche d'ozone, du krach financier en Asie, de la mort de Lady
Di, de la maladie de la vache folle voire du bon score de SUD à Sciences Po. Bref avec un
tel palmarès, nous sommes bons pour le livre Guinness des records ou nos adversaires pour
le bêtisier de l'année.