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Voie
dérogatoire d'accès à Sciences-Po et scolarité adaptée pour les ZEP :
L'Ecole
de la République a perdu une bataille mais pas la guerre
Lundi 26 mars 2001, le conseil de
direction de Sciences Po a adopté par 26 voix pour, une abstention et 2
voix contre (celles de l'UNI) les résolutions autorisant le passage de
conventions entre Sciences Po et des lycées classés en Zone d'Education
Prioritaire (ZEP), visant à ouvrir une voie d'accès et un cursus
dérogatoires destinés à des bacheliers issus de ZEP.
L'UNI (droite universitaire), forte de
l'appui de plus de quatre cents signatures d'étudiants de Sciences Po et
du soutien croissant d'anciens de l'école hostiles à la suppression du
concours unique, persiste à condamner ces résolutions qui ouvrent une
brèche dans un des principes fondateurs de l'école de la République :
l'Egalité.
L'UNI ne peut accepter cette procédure
d'admission sur quotas et sans concours, fondée sur l'appartenance
supposée à une catégorie sociale et non sur une véritable exigence de
niveau.
L'UNI déplore que, sur la question
cruciale de l'ascension sociale, le débat ait pris une tournure aussi
caricaturale, par la volonté même des initiateurs du projet : les "
gentils " octroyant, tels des césars au bord de l'arène, l'accès
à Sciences Po pour les socialement bannis et les " méchants "
recroquevillés sur leurs privilèges ne voulant rien partager. Il aurait
été plus responsable d'entamer une réflexion de fond sur le sujet
plutôt que de le circonscrire à un enjeu idéologique que paieront un
jour ou l'autre à la fois les déboutés du concours unique et l'ensemble
des étudiants.
L'UNI n'entend pas renoncer à faire
échouer ce projet inique et démagogique. Pour cela, elle a décidé de
saisir la justice administrative afin qu'elle annule ce texte qui marque
une rupture manifeste du principe même d'égalité.
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