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Quelle
est son action ? |
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2 premières "MOBI-SECOURS"
furent livrées au BURKINA FASO fin 1995. Les dons des Communes, Entreprises, particuliers, écoles, associations, les subventions régionales et départementales ont permis de multiplier les projets. Le succès dépasse l'imaginable, les demandes de villages isolés affluent... Contacts avec l'Afrique Les Mobi-Secours sont disposées dans des centres de santé n'ayant aucune autre possibilité de transport. Soit on va chercher le malade pour ce dispensaire, soit on l'achemine vers un centre plus important. En général, ces petits dispensaires n'ont ni électricité, ni téléphone, et l'eau n'est pas sur place. Inimaginables les conditions de travail, mais nous avons les preuves de malades sauvés grâce à la Mobi-Secours. Les demandes Elles doivent être faites par écrit par trois personnes : l'infirmier (qui en aura la charge) le comité de gestion, le médecin du district, autre responsable soit député, prêtre, imam. Une participation doit être annoncée (souvent symbolique mais obligatoire). Expédition, transport En octobre, les Mobi-Secours sont placées dans des caisses de bois de 3m20 de long, tout vide est comblé d'ordinateurs de machines à coudre, à écrire, de médicaments, de vêtements etc. La mobi pèse 100 kg mais la caisse garnie peut atteindre les 400 kg. Le transport, le dédouanement et le stockage sont assurés par une association voisine au prix de deux euros le kg. Reste aux bénéficiaires d'acheminer ce colis jusqu'au village sans l'ouvrir en attendant la venue de la délégation d'Urgence Afrique. Remises et contrôles Le premier contrôle en 1996 a permis de constater qu'il ne fallait pas offrir de mobi-secours sans démonstrations. Les villageois avaient peur de cet engin bizarre et hésitaient à l'employer ce qui explique que depuis 1997 une délégation de Urgence Afrique séjourne tous les mois de Janvier au Burkina et procède aux remises officielles. Ces personnes financent personnellement voyages et séjours La population a été préparée pour cette remise et est présente pour accueillir les français (le record : 3000 personnes). Des personnalités sont présentes. Après discours et obligations coutumières, la délégation commence la démonstration dans l'euphorie générale et aussitôt les africains veulent essayer. En moins de quinze minutes, ils conduisent ou se font conduire, sans appréhension. Le but principal est atteint. Un mécanicien est choisi et seul l'infirmier décidera de l'évacuation. Un compte rendu devra être envoyé à l'association après six mois d'utilisation. Danses et fêtes suivent les remises et durent toute la journée. Les donateurs, lorsque c'est possible, restent au village un jour ou deux. Ce séjour est très enrichissant malgré les difficultés : confort rudimentaire, hygiène, nourriture, mais cette population fait un tel effort pour nous recevoir que ces petits inconvénients (qui seraient gros en France) s'acceptent facilement dans la bonne humeur. Ces contacts laissent des souvenirs exceptionnels. Lors de passages à proximité d'anciens dépôts, nous contrôlons le bon emploi de la Mobi-Secours. Jusqu'à ce jour, nous sommes très satisfaits. Circulation au Burkina Très difficile vu le terrain et le peu de pistes permettant d'atteindre les villages. Par économie, nous ne circulons qu'en très vieilles voitures. Notre record : huit crevaisons en trois semaines et 4000 km et un après midi pour parcourir 50 km avec 7 descentes de voiture pour désabler, alléger, pousser, etc… Une aventure qui mérite d'être vécue. |
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Cet apport augmente le prix du transport ! Une délégation de l'association se rend sur place en janvier de chaque année pour réceptionner ces envois. |
| L'Association
rencontre alors les responsables de chaque village receveur pour la remise de l'engin |
Un Député local sur une MOBI-SECOURS |
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