L'îlot bien abrité au fond d'une baie très poissonneuse fut habité dès la préhistoire par
une population de pêcheurs . Jusqu'au 10è siècle, le village n'est défendu que par des
retranchements en terre surmontés de palissades.
Au 14è siècle, la ville devient 4è place-forte de Bretagne. En 1373, après 30 années
d'occupation anglais, Dugesclin rend la villeau Duché de Bretagne.
En 1451, les murailles sont reconstruites et en 1491 le mariage d'Anne de Bretagne
avec le roi de France, fait de Concarneau une place royale.
En 1540, on trouve en Ville-close : l'église et son cimetière, un hôpital, un four banal,
un puits public, des halles, une caserne et sa prison.
En 1619, le gouvernement étant accusé d'intriguer contre Louis 18, son lieutenant
est pendu haut et court devant la potence. Cet événement marque la fin du rôle
militaire de Concarneau.
Cependant, sous l'ordre de Vauban, les remparts subissent, au début du 17è siècle,
d'importantes modifications : arasement des tours pour installer l'artillerie,
transformation du ravelin de l'entrée... 300 ans plus tard l'aspect extérieur est .
pratiquement le même mis à part le beffroi, construit au début du 20è siècle.
En plus de la garnison, la citée comptait une population de pécheurs armant
quelques dizaines de chaloupes. Le poisson était pressé, séché et envoyé par
charrettes aux villes de l'interieur.
En 1795, on comptait 300 embarcations, mais cette relative aisance est stoppée
par les guerres de l'Empire et le blocus des côtes.
Il faut attendre 1851 et les premières conserveries pour que le niveau de la vie s'élève.
En 1900, 30 usines employent 2 000 ouvrières sur une population de 7 000 âmes.
Le thon permet aux usines de tourner plus régulièrement. En 1905, la disparition
des bancs de sardines plonge la flottille de 800 chaloupes dans un grand désarroi.
L'oeuvre des Filets Bleus est crée pour venir en aide aux familles les plus démunies.
Après la Première Guerre Mondiale, les petits bateaux cèdent la place aux
pinasses pontées et le moteur supplante peu à peu les voiles. On pratique alors la pêche
au chalut toute l'année et, en 1925, on décide l'aménagement de l'arrière-port.
Pendant l'occupation allemande, de gros chalutiers repliés de Boulogne ou Lorient
marquent le début d'une génération de bateaux de haute mer.
Les quotas de pêche, le coût des carburants, la concurrence étrangère et l'évolution
des goûts vont provoquer une nouvelle crise entraînant la fermeture des usines.
Aujourd'hui Concarneau se tourne surtout vers le conditionnement moderne et
l'expédition rapide les centres de consommation.
Premier port français et une station balnéaire qui s'est développée autour de la
ville-close, fortifiée à partir du 14è siècle et remaniée par Vauban au 17è siècle.
Chef-lieu du canton, Concarneau compte ~ 19 000 habitants et dispose d'un
équipement commercial et sportif très complet ouvert toute l'année. Ces imposants
remparts abritent le port de plaisance au coeur même de la ville.
Au font d'une baie très abritée, Concarneau offre de nombreuses plages sûres de
sable fin.
A deux pas du centre, le port présente, le matin surtout, une grande animation.
Le déchargement des chalutiers commence vers 23 h et les ventes sous criée ont lieu
à partir de 6 h 30 le matin les 5 premiers jours de la semaine. Il est possible d'y assister,
dans le cadre de visites guidées. Poisons frais et langoustines tous les jours, fruits et
légumes à la halle couverte et au marché de plein air complètés par deux grands marchés,
le lundi et le vendredi, satisferont les consommateurs les plus exigeants.
Tant par le nombre de marins et de navires que par le tonnage et la valeur des
captures débarquées, Concarneau se situe au tout premier rang des ports de
pêches français avec une production globale annuelle en 1993, pêche + thon
tropical, de 167 000 tonnes.
La flottille de pêche comprend plus de 230 navires et emploie 1600 marins :
Au port de Concarneau, on débarque toute l'année , lottes, limandes, lieus,
cabillauds, sardines,...mais aussi langoustines, coquillages, crustacés, et de juin à
septembre le thon germon. La durée moyenne d'une marée est de 14 jours pour les
chalutiers hauturiers qui rapportent de 20 à 40 tonnes de poissons divers selon les
saisons et les secteurs fréquentés.
70 % du poisson de la pêche est commercialisé frais par les mareyeurs.
Thons, sardines sont en grande partie destinés à la conserve.
La production de pêche fraîche en, 1993 a été de 29 000 tonnes pour une valeur de
358 millions de francs. Les thoniers senneurs capturent de 3 000 tonnes
à 8 000 tonnes par navire et par an dont une partie est débarquée à Concarneau.
Près d'une centaine d'ouvriers dockers assurent le déchargement des pêches et
plus de 350 personnes travaillent dans les entreprises de mareyage et de la halle
de vente de poisson.
A
ne pas manquer le site d'un Concarnois sur
Concarneau.
Copyright © Concarn'-b@sket 1997.