Des fourmis, des meubles et des adresses eMail
>uZine >13 mars 97


des fourmis, des meubles et adresse eMail




Dans l'article Des fourmis et des adresses eMail, nous vous exposions comment certains n'hésitaient pas à récupérer «en douce» l'adresse eMail de leurs lecteurs.

Une semaine après, le code incriminé disparaissait de la page des Fourmis. Mais depuis, nous avons découvert que cette méthode était utilisée par Sopexim, boîte spécialisée dans la décoration d'intérieur. Pour le coup, c'est directement sur la page d'accueil que se trouve le code. En clair : à chaque visite sur ce site, vous leur laissez votre adresse eMail.

Le webmestre du site annonce lui-même la couleur : «Ethiquement parlant je ne trouve pas ca "lamentable"... Il n'y a rien de plus frustrant que de se casser le c.. à monter un site pour ne jamais savoir s'il intéresse quelqu'un...». Une étonnante vision des visiteurs, qui n'utilisent dit-il jamais «les guestbooks et autres trucs semblables»...

Il semble de plus que les visiteurs de la Sopexim qui se font piquer en douce leur adresse eMail sont des tocards, puisqu'il est clair, comme l'affirme encore ce webmestre, que «le bon guide du routard d'internet te dira qu'il ne faut: 1/ jamais activer java et javascript dans son browser 2/ jamais mettre sa véritable adresse email dans la config de netscape...». Si vous êtes fiché, ce n'est donc pas la faute au script sournois mis en place par le monsieur, c'est parce que vous êtes connement imprudent !

Encore une fois, on rappellera que l'utilisation de ce bidule n'est accompagnée d'aucune mise en garde sur la page en question (qui arbore fièrement le ruban bleu et la clef jaune, y'en a qui ne manquent pas d'air).

Pour finir, vous êtes priés de ne pas mailbomber le webmestre de ce site (comme certains lecteurs de l'article sur les Fourmis le proposaient), d'abord parce que c'est un procédé que je désapprouve et ensuite parce que cela pourrait sérieusement me nuire, comme l'indique le monsieur :

«en encore plus clair, si tu te mele de ce qui ne te regarde aucunement et si par hasard ta "menace" se réalise[NDLR: la menace, c'est le présent article], et que par malheur moi ou ma boite au lettre en entendent parler, crois moi que ce n'est pas dans un vague torchon que j'irais régler mes comptes en te cassant du sucre sur le dos.

je n'ai pas l'habitude de me faire marcher sur les pieds par le premier morveux venu et crois bien que ce n'est pas toi qui va commencer !»

On a compris, un pur et dur du ruban bleu : «je fais mes saloperies dans mon coin, et les cochons seront bien gardés»... au fait, s'il y a bien quelquechose qui ne regarde aucunement un commerçant, c'est l'adresse et les habitudes de ceux qui passent devant sa vitrine.

ARNO*,
du Scarabée

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