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Vaux apparaît,
dans les textes, sous des vocables divers:
Une liste retraçant l'évolution du patronyme du village telle qu'elle nous apparaît au
cours des dix derniers siècles peut être dressée :
VALLIS en 875 ( abb. Sainte Glossinde, ch. de
Louis le Germanique ),- VALZ au XII°, - VAULX en 1280, - VALS en1285, ( abb. Saint
Clément, ch s. l'an )- VAULT en 1300, ( chap. cath, s. l'an )- VAL au XIV° ( liste des
off.)- VALZ en 1318 ( abb. Saint Clément acens, s, l'an )- VAUT en 1321 ( abb. Sainte
Glossinde.liasse )- WALZ en 1358 ( ibid liasse L )- VAULZ en 1375 ( chap cath s; l'an )-
VAUL en 1489, - VALT en 1493 - VALLE en 1544, - VAUL en 1594 ( dén. Th Alix )- WALS en
1915 et en 1941. Aujourd'hui VAUX |
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Lorsque le
village arbore son blason:
Le domaine foncier était éclaté en une
grande quantité de bans plus ou moins grands, pourvus ou non des droits justiciers.
Certains bans s'étendaient sur Jussy et Sainte Ruffine. Voici une liste, non exhaustive,
réalisée en fonction des différents écrits de l'époque.
Le ban de Saint Arnoul fut la propriété,
depuis 869, de l'abbaye du même nom. - Le ban de Saint Symphorien fut également
propriété de l'abbaye St Symphorien. - Le ban de Burnequin était doté de vingt maisons
du village. - Le ban Vexin, - le Haut-Ban, - le ban de Salival, - le Ban de la Reine, - le
ban de l'Aître ( ou Laître ), - le Franc-ban, - le ban Moretel avec deux maisons, - le
ban Sainte Glossinde, - le ban Bourgon et le ban des Parts. (extrait de l'ouvrage Das
Reichsland Elsass Lothringen 1901-1903) |

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Sur le blason
de Vaux, on remarque l'aigle d'or sur un fond d'azur. Il est l'emblème de l'abbaye des
bénédictins de Saint Arnould de Metz. La bordure est là pour symboliser l'abbaye des
bénédictines de Sainte-Glossinde de Metz. Ces deux références rappellent que la
seigneurie de Vaux a appartenu respectivement à ces deux monastères. |
| Les trois
besants d'or sont sur fond de gueules, c'est à dire rouge. L'une des couleurs des émaux,
figurée dans certains dessins par des traits verticaux, représente les armes du Pays
Messin appelée le Val de Metz. Vaux s'y trouve encore aujourd'hui. Le premier besant d'or
est chargé d'une croix pattée, les extrémités de cette croix vont en s'élargissant. |
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| Vaux changea
souvent d'appartenance: |
| 716: En 716, une
charte donna à l'Abbaye St Arnould, par la volonté d'Hugues, fils de Drogon et du Duc
Arnould, le village de Jussy et son annexe Vaux ,avec ses dépendances en terres, maisons,
églises, édifices, habitants, serfs, vignes, bois, champs, prés, pâturages, moulins,
cours d'eau, etc. . |
| 869: Charles II
le Chauve confirma le titre concédant de Jussy, et de son annexe Vaux, à l'abbaye de
Saint Arnould. Charles le Chauve exigea que l'abbaye de St-Arnould, jouissant de la cure
de Jussy, fournisse la cire et le vin nécessaires au saint sacrifice. |
| 875: Un
cartulaire de l'Abbaye de Gorze relate que Sainte Glossinde disposait du Ban de Vaux.
Louis le Germanique restitua aux religieuses de l'abbaye Ste Glossinde de Metz leurs biens
et privilèges à Vaux. Puis pendant
quelques 150 ans, l'Abbaye Sainte Glossinde en eut la propriété et ceci jusqu'en 1032.
|
| 1032: L'évêque
de Metz, Thierry II de Luxembourg, 49° évêque de Metz, décida de partager la
seigneurie de Vaux entre les abbayes Sainte Glossinde et Saint Symphorien. (plus tard ces
deux propriétés furent éclatées et entrèrent en la possession de nombreux
propriétaires.) . Certains
situent cet événement au mois de juin 1029, à la prière de Constantin, en indiquant
que l'abbé de Saint-Symphorien, Théodoric, évêque de Metz, donna et confirma audit
monastère la moitié du village de Vaux. |
| 1049: Léon IX
confirma l'abbaye de St-Arnould dans la jouissance de l'église et des dîmes de Jussy, et
de son annexe Vaux,(Pouillé des bénédictins p 353) par une bulle . |
| 1115: L'empereur
Henry, par un diplôme, confirma l'abbaye de St Arnould dans la jouissance de l'église et
des dîmes de Jussy et de son annexe Vaux. Calixte II, Innocent II, Alexandre III,
Célestin III, Innocent III, Clément V et l'empereur Charles IV firent aussi mention de
l'église et des dîmes de Jussy et de son annexe Vaux, dans les diplômes et bulles
qu'ils donnèrent en faveur de l'abbaye de St-Arnould. |
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| Quelques
anecdotes concernant la vie du village à
travers les siècles: |
| 1375: Lorsque le
vignoble ne résista pas à quatre mille lances: |
| Une grande
compagnie de gens venue devant Metz désira poursuivre sa route vers l'Autriche pour
guerroyer contre le duc d'Autriche. "Lesquelz se arretont devant Mets à Longeville,
à Sainct Martin, et par tout le vaul, en laquelle compaignie estoient quaitre mille
lances". Ils saccagèrent le Val de Metz, écrasèrent et volèrent les raisins,
empêchant la récolte dans les vignobles de Sainte Ruffine, Jussy, et Vaux. Pour les voir
partir, l'évêché proposa 16 000 f et la ville 30 000 f " Il n'y avoit ville,
forteresse ne chaisteau qui puisse dureir devant eulx, comme on disoit". |
| 1387: Lorsque
les soudards de Girard de Belzchem s'invitèrent à Vaux: |
| Les soudards de
Girard de Belzchem (Gérard de Belgchen et le duc de Grillet défièrent la cité et
vinrent devant Metz avec une armée puissante et plusieurs allemands et bentirent le feu
aux pays messins. (Chronique du Doyen de St- Thiébault)) s'approchérent de Metz pour la
défier. Ils furent payés par le duc de Juliers qui souhaitait imposer sur le trône
épiscopal Tillemand de Voise alors que le titulaire Pierre de Luxembourg séjournait à
Avignon. L'équipe logea à Vaux et alla brûler Moulins et Chazelles et Sainte Ruffine |
| 1429: Lorsque
vignerons s'armèrent de couteaux et d'arbalètes: |
| Il est rapporté
que la veille de la St Michel du mois de septembre 1429, les gens du duc de Lorraine,
ennemis de toutes les époques, et du duc de Bar, avec eux " grant foison de
chevaliers et d'escuiers et grosse quantité de pietons, bien en nombre de dix mille,
entront au val de Mets, et celluy jour, ardont les villaiges de Jussy, Vaul, Saincte
Reffine et Rouzerielle, et bouttont fuers les vins qu'ils trouvont en cuves et en tonnelz
". Ils sont donc venus brûler Vaux, Jussy, Ste Ruffine et Rozérieulles, et
pillèrent le vin des habitants. Il fut recommandé, à cette époque, à tous paysans ou
vignerons qui partaient aux champs de s'armer de couteaux, voire d'arbalètes. |
| 1444: Lorsque le
compagnon d'armes de Jeanne d'Arc reconnut la vaillance des gens de Vaux: |
| Les messins,
pleins de courage, sortirent de l'enceinte fortifiée par grappes de 20, 30, 50 et
tombèrent sur les soldats français qu'ils appelaient par haine les
"escorcheurs". (Les écorcheurs sont appelés de cette manière en raison d'une
pratique insultante: ils renvoyaient les soldoyeurs et autres compagnons ennemis
entièrement nus et un bâton à la main.) 1 200 escorcheurs et hommes d'armes fondirent sur Vaux et son
réduit fortifié en ce 12 septembre 1444. A leur tête Jehan Poton de Xaintrailles,
grand'écuyer du roi Charles VII et maréchal de France. Il n'est autre qu'un compagnon de
Jeanne d'Arc au siège d'Orléans en 1429 . |
| Les assaillants
rencontrèrent, à Vaux, une défense nullement désemparée. Cependant, les dix huit
habitants courageux, remplirent d'admiration le fameux Xaintrailles qui exigea de ces gens
une capitulation. Les gens de Vaux firent savoir qu'ils préféraient mourir plutôt que
de trahir la foi qu'ils avaient dans les seigneurs de Metz: Xaintrailles et ses hommes leurs firent une offre: en cas de
reddition, ils pouvaient se retirer à Metz avec armes et bagages, avec la vie sauve pour
tous. Après réflexion, l'église et le réduit fortifié furent remis intact à
l'ennemi. Xaintrailles tint parole. Pas un mort, le village ouvrit ses portes. Nos voisins de Jussy eurent moins de chance, car
le 12 septembre, mille écorcheurs saccagèrent le village. Ceux de Moulins en eurent
encore moins le jour de la fête de la Saint Mathieu, le 21 septembre. |
| 1667 :
Lorsqu'une querelle de clocher empoisonna la vie de deux villages voisins: |
| Vaux était une
annexe de Jussy. Mais l'église de Vaux était déjà, à cette date, plus grande que
celle de Jussy.(archives départementales cp Bull V 23) Les habitants de Vaux, mis en
demeure de participer aux dépenses de la maison curiale de Jussy par les habitants de
Jussy, objectèrent que l'église de Vaux ne pouvait être une succursale. Toute l'argumentation reposait sur les points
suivants, en plus de la taille de l'église. Il y avait à Vaux 5 autels, un tabernacle
très beau où le Saint Sacrement reposait, de riches ornements, un charnier (Vaux
possédait un ossuaire dont la grande baie donnait semble-t-il dans le cimetière.
Archives départementales de Moselle 29 J 966 Monographie p 11), un grand cimetière, des
Fonts Baptismaux pour mettre les saintes Huiles, et surtout, pour Vaux, l'invocation de
l'église était celle de Saint Rémy, apôtre des Francs, et non pas Saint Hilaire,
l'adversaire des ariens, comme à Jussy. Vaux fêtait le 1° octobre son patron, Jussy
fêtait le sien le 14 janvier. Comme
l'église de Vaux était inscrite au pouillé de l'évêché, que les annexes n'y
figuraient pas, elle avait donc toutes les marques d'une église matrice et point d'une
annexe. Les habitants de Vaux ne voulaient plus être obligé de participer aux divers
frais de la paroisse de Jussy, ( luminaire et autres charges ) et ne voulaient plus être
obligés, en toute occasion, d'assister au service divin, ailleurs que dans leur paroisse.
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| 1728: Lorsque la
culture principale fut la vigne: |
| Vaux (Vaux
possédait un ossuaire dont la grande baie donnait semble-t-il dans le cimetière.
Archives départementales de Moselle 29 J 966 Monographie p 11) présentait 4 151 ares de
vigne, Jussy 2 153 et Ste Ruffine 2 246. Vaux faisait partie à cette époque des 23
localités ayant un vignoble supérieur à 20 ha et se trouvait en 12eme position alors
que Ste Ruffine n'était qu'à la 23eme place. Pour les vendanges de 1789, le comité-municipal et la police fixa
à deux livres la taxe sur les charrettes et cuves de vin afin de prélever les droits
concernant l'autorisation de passage sur les ponts de la Moselle pour les vignerons de
Vaux ( Ste Ruffine: 1,15 livre; Jussy: 2 livres ). En 1802, il y aura 62 ha recensés à Vaux. En 1806 il n'y aura
plus que 24 propriétaires de vignobles. On ne relèvera que 54 ha de vignes en 1898 sur
la matrice cadastrale. La vigne sera
tellement présente sur le ban de Vaux que pendant le blocus de 1814, la garnison de Metz
n'aura d'autre alternative que de s'y battre le 22 mars 1814, pour aller déloger le
commandement du général Youselowitsch de l'armée prussienne. |
| 1817: Lorsque le
village fut répertorié dans le dictionnaire du département de la Moselle: |
| M. de Viville,
ancien secrétaire général de la Préfecture inscrivait : Vaux, village, sur un petit
ruisseau, dans un vallon, à gauche de la Moselle, paroisse et mairie, arrondissement de
Metz, canton de Gorze, à 8 kilomètres Sud ouest de Metz, 8 au Nord Est de Gorze;
population de 394 individus, 82 maisons, territoire production 611 hectares dont 62 en
vignes, 350 en bois et 7 en friches; un moulin. Revenu 13,852 f. Cadastré. |
| 1885:Lorsqu'une
nouvelle verrière orna l'église du village: |
| Dans le transept
droit de l'église qui commença a être restaurée, suite aux dégâts de la guerre de
1870, une nouvelle verrière fut installée en 1885. Elle représente la bataille de
Tolbiac avec Clovis , près de Cologne; ( les Francs Ripuaires y remportèrent une
victoire sur les Alamans à la fin du V°siècle ), du moins c'est l'explication que l'on
donne régulièrement de ce panneau. Elle a été faite par la maison Champigneulles de
Bar-le-Duc. Elle est en excellent état et a heureusement traversé les deux dernières
guerres sans trop avoir souffert, ce qui permet de l'admirer aujourd'hui. |
| 1924:Lorsque le
village consacra de nouvelles cloches: |
Le 2 novembre
1924 trois nouvelles cloches furent consacrées.
- celle dédiée à St Michel Archange donne le Mi, elle pèse 1180 kg
- celle dédiée à Jeanne d'Arc donne le Fa
dièse, elle pèse 815 kg
- celle dédiée à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus donne le Si dièse pour un poids
de 629 kg |
| 1927:Lorsque la
culture de la fraise occupa 10 ha: |
| Le vignoble fut
de moins en moins important sans doute parce que personne n'a su négocier le virage du
vin de qualité. Les propriétaires se tournèrent vers la polyculture fruitière. On
planta sur le ban de nombreux arbres fruitiers. On en a encore des exemples de nos jours
dans les friches. Les fraisières du
pays messin ne cessèrent de croître. Plus de 719 ha autour de Metz. Si Woippy était un
gros centre de production, le Val de Metz se défendait bien. Corny avait 40 Ha, tout
comme Novéant. Ancy en cultivait 25 et Vaux environ une dizaine d'hectares. De juin à juillet le village s'animait. Les
cueilleuses rassemblaient leur récolte en de petits paniers en lattis qui après
contrôle et apposition du label de la coopérative, étaient transportés à la gare
jusqu'à deux fois par jour. Le premier camion passait vers les onze heures, l'autre vers
17 heures. Des trains spéciaux étaient formés en gare de Woippy mais aussi à Novéant
et à Metz. Les trois quart de la production partaient en 1928 vers l'Allemagne.
Progressivement les grossistes cherchèrent d'autres débouchés car le gouvernement du
Reich prenaient des mesures autarciques pour arriver en 1933 à la fermeture complète des
frontières (En 1928, Paris reçut les cinq premiers wagons de fraises mosellanes. En 1937
c'était 800 wagons qui étaient dirigés vers la capitale) aux fruits lorrains. Ce ne
sera qu'en 1938 que les frontières s'entrouvriront pour des importations limitées
représentant la veille de la guerre qu'un sixième du poids de la production de 1928.
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| Le 17 juin
1986:Lorsque le J.O. autorise la commune de se recommander du label VDQS: La défaite de l'Allemagne avait fermé aux
Mosellans un marché important. La vigne mosellane s'éteignait peu à peu, la superficie
du vignoble passera de 5 774 ha en 1898 à 400 ha en 1973. Pendant ce temps le vignoble
allemand compte toujours 12 000 ha et ses vins s'exportent jusqu'aux USA. Un arrêté, en date du 17 juin 1986, paru au J.O.,
autorise 19 communes, dont Vaux, à se recommander du label : VDQS " Vins de
France". Jean Marie Diligent fait partie de ces pionniers qui ont relancé la
production sur la commune de Vaux. (En 1928, Paris reçut les cinq premiers wagons de
fraises mosellanes. En 1937 c'était 800 wagons qui étaient dirigés vers la capitale.) |
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| Lorsque des
inscriptions qui ornaient le village furent répertoriées: |
En 1930, M.
Clément Roger, conservateur des Musées de Metz avait relevé au total six inscriptions
à Vaux. Celles-ci, heureusement, nous sont parvenues intactes. Sur la façade de la maison seigneuriale,
anciennement celle de la famille de Faultrier, existe une inscription:
"MAISON FRANCHE IE SVIS A NVL NAPARTIENT SINON A CELUI QUI
MENTRETIENT "
"Maison franche je suis a nul
n'appartient sinon a celui qui m'entretient" .
Est-ce un pied de nez du propriétaire au
seigneur ?, on suppose que la maison était exempte d'impôts !. En tout état de cause, dans le village de Vaux
comme dans d'autres, on avait jadis coutume de placer une inscription au dessus de la
porte d'entrée d'une maison. Dans
notre pays, qui a été si souvent ravagé, pillé et incendié par l'ennemi, ces
inscriptions sont devenues très rares. |
| 1- "AVEC -
ESPERACE - LE BONE HOE - O LABVRE - 1582" avec à côté du nombre 82 un monogramme
montrant les lettres B.O.A. |
| 2- "ARDUA
VALLIS ERAT NUNC FORTIA MOENIA CONDIT J.M.ANNO 1763" installée sur un mur de jardin.
Des personnes interprètent ce vers en se demandant s'il ne signifierait pas que le vallon
dans lequel est située la commune de Vaux était autrefois presque inhabité et
qu'aujourd'hui on y voit s'élever les murs d'une place de guerre. |
| 3- " O
MISERABLE HOME ET POVRE CREATURE DE TERRE FAIT ET EN TERRE TV RETOVRNERAIS AVISE TOY TANDI
QVE TA VIE DVRE CE TV VEV EVITER LE FEV DENFER ARDANTE", au dessus du café Le Bon
Bouillon qui était une des trois auberges du village. |
| 4- "VOVS
COVSTUME ET ANTIQVITE FAITE PLACE A LA VERITE 1582", on a l'habitude d'imputer cette
sentence à un protestant philosophe. |
| Ces inscriptions
ne sont pas propres au village de Vaux puisque des inscriptions ont été relevées à
Cheminot et à Châtel St Germain. "
CRAINT DIEV ET TON ROY ET FAT IVSTISSE (justice) A BIEN FAIRE TROP NE DEMEVRE CAR EN PEV
DE TEMPS SE PASSE LEVRE 1623 " et Craint
Dieu et ton roi et fait justice a bien faire trop ne demeure car en peu de temps se passe
l'heure 1623 . |
| "SEPT
MAISON EST EN LA MAIN DE DIEV FREMIN GAVTIE PORTE ENSEIGNE DE SVATRE MARY AIT FAIT BATIR
SEPT MAISON LA QUEL CER VINATE VERITEZ ENGENDRE HAYNE 1588 " Cette maison est en la main de Dieu, Firmin
Gautier, porte-enseigne des Quatre- Mairies ( du val de Metz) a fait bâtir cette maison
laquelle se ruina ( fut saccagée) Vérité engendre haine 1588. |
| On remarque une
inscription sur un mur de jardin qui n'est pas répertoriée par M. Roger Clément en
1930, ce qui permet d'affirmer qu'elle est très récente: "Même si Nausica me
donnait son jardin pour y vivre, je dirai n'en fais rien car moi je préfère le
mien". |
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| Lorsqu'une
propriété du village eut des propriétaires illustres: |
| Certain l'appelle aujourd'hui le château de Vaux.
La propriété remonte, d'après les
recherches de son propriétaire actuel, M.Diligent, à l'époque gallo-romaine. Pour
preuve, on retiendra la découverte d'un mortier gallo-romain par l'un des illustres
propriétaires en 1880. La tour du
château peut être datée de la fin du XIII° en raison de la forme de ses fenêtres, et
d'une cuillère découverte dans le sol en terre battue d'une des pièces. Cet objet est
daté du XIV°. A la fin du XVIII° la
propriété appartint au général Du Teil , frère aîné du baron Jean Du Teil,
propriétaire du château d'Ancy. Ce propriétaire du château de Vaux fut maréchal de
camp d'artillerie en janvier 1784. La
propriété appartint également à M. De Viville, créateur de la Caisse d'épargne de
Metz. De son état civil, il s'appelait Félix Isidore Athanase. Il est né en 1796 et
mourut célibataire en 1884. Il était le fils de Claude Philippe, secrétaire général
à la préfecture et de Catherine de Brye, née à Corny. |
| La famille de M.
Rémi Thiam est revenue quelquefois visiter l'ancienne demeure familiale de Vaux dont
l'arrière grand-père M. Jean-Eugène Graffe (né le 2 avril 1842, quatrième fils de
Pierre Graffe et Marie Lalance. Il épousa le 3 juillet 1869 Marie Caillet. Un de ses
frères, établit au Perreux, 26 allée Bellevue, avait monté une des premières
fabriques de plaques photographiques au gélatino-bromure d'argent sèches à l'époque
où les photographes faisaient encore usage de plaques humides au collodion-bromure
d'argent. Les plaques photographiques "Graffe et Jougla" furent très répandues
et rivalisèrent avec les plaques " Lumière " qui étaient les plus connues.)
fut le propriétaire des lieux en 1887. L'arrière grand-père de Mme Rémy Thiam était
décorateur de son état. Il avait vendu une propriété à Queuleu achetée en 1863,
entre celle de M. Philibert et Malézieu, pour acheter aux héritiers de M. de Viville ce
domaine de Vaux. Il y avait installé, à demeure à l'année, ses parents qui avaient à
leur service un couple de jardiniers, M. et Mme Julien, et un vigneron, M. Caruelle, qui
les aidèrent à planter une vigne. Mme
Rémy Thiam possède de son arrière grand-père, encore aujourd'hui, un mortier
gallo-romain trouvé lors du creusement de la pièce d'eau principale du jardin dans les
années 1890. Le 12 août 1892, le château de Vaux fut vendu pour abriter une
champagnerie modernisée par un fabricant de "sekt" allemand, Heinrich Graeger.
Cette champagneraie était dotée de
plusieurs caves superposées, desservies par un monte-charge et bénéficiant des
dernières techniques viticoles. La production était si importante qu'une grande partie
de la population de Vaux et de Jussy travaillait au château. En 1918, les Greiger partirent sans pouvoir rien emporter ou
presque. Ils se réinstallèrent à Etville où ils continuèrent leur production en
conservant le nom de "schloss Vaux". Cette propriété passa encore en d'autres
mains. Propriété de la ville d'Hagondange qui l'avait transformé en maison de vacances,
puis l'avortement d'un projet de centre post cure pour femmes alcooliques, c'est une
famille messine en 1982, les Diligent, qui rachète le domaine et recommence la culture de
la vigne. Même si le gel du printemps
1984 détruisit les 3/4 des jeunes plants, les Diligents ont obtenu en 1990 une médaille
d'argent au Concours Général Agricole et une médaille d'or en 1993. Le Château de Vaux
exploite un vignoble situé à Vaux, Jussy, Vezon et Vic. |
| La maison
seigneuriale du village: |
| Le village de
Vaux possède sur son ban plusieurs maisons du XVI° siècle. La maison seigneuriale
fortifiée possède des caves extraordinaires, une chapelle et des greniers bien
conservés et mis en valeur par les propriétaires. (On dit que des souterrains sillonnent
le ban de la commune et permettaient aux assiégés de s'enfuir. Cela est resté du
domaine du on dit. Les soeurs qui gèrent la maison de retraite indiquent qu'un souterrain
déboucherait dans la propriété mais n'a jamais pu être exploré car il est en fort
mauvais état.) Cette maison
seigneuriale possède un pont levis donnant accès au réduit fortifié(Inventaire
général des monuments et richesses artistiques de la France, Vaux, fiche de
pré-inventaire). A Vaux, on avait complété l'enceinte fortifiée par des maisons qu'on
avait rendues défensives du côté de la rue et offensives du côté du cimetière en les
mettant en communication directe avec l'église et le donjon, ce qui est constaté par
l'aspect que pouvait offrir cette maison, ancien château seigneurial, qui a appartenu un
temps à la famille des de Faultrier. On voit encore dans cette habitation du côté de
l'église, et donc du cimetière de l'époque, une fermeture ordinaire dans le mur de
clôture et en outre une fermeture redoublée dans le mur de la maison; c'est là que se
trouve le seul pont-levis du village dont il reste les poulains qui servaient à le
manoeuvrer. L'emplacement de cette porte communicant avec le réduit fortifié est
toujours visible. Ceux qui ont la chance de rentrer dans cette maison peuvent voir
l'emplacement des poulies du pont-levis au dessus de la petite porte. Sur la façade qui donne vers la Noue, à l'époque
où il existait un impôt sur les portes et fenêtres, des trompes l'oeil avaient été
réalisés et représentaient des fenêtres peintes qui apparaissaient il y a encore
quelques années lorsque la vigne vierge perdait ses feuilles. Cette maison était
certainement la plus solide du village parce qu'elle était le château. Tout son rez de
chaussée était voûté, son mur du côté de la rue était fort épais et renforcé en
outre par des contreforts dont quelques-uns ont disparu ou ont été amoindris. La voûte
jetée sur la rue permettait de barrer la rue du village que l'ennemi soit venu d'en haut
ou d'en bas, et la position de cette voûte, qui est débordée de chaque côté par une
portion de la maison, rendait facile le flanquement de la barricade dans l'une ou l'autre
supposition. La grande voûte formant rez de chaussée de cette maison la rendait non
seulement plus solide contre les attaques directes mais procurait des casemates contre les
feux courbes ou plongeant. Il semble en réalité qu'il y avait plusieurs voûtes qui ont
été assemblées pour en faire une construction d'habitation car le mur de fond des
pièces du rez de chaussée ayant vue sur la rue vient couper ces voûtes à des points
situés entre la naissance et la clé. |
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| L'église: |
| L'église de
Vaux a été construite en plusieurs temps. Le clocher actuel est en réalité un donjon.
Il présente quelques petites baies ogivales qui se perdent sur ses façades et des
archères-canonières dont la mire est en forme de croix. Il semble avoir été édifié
au XIII° siècle. ( la partie supérieure du clocher actuel, qui se distingue bien du
point de vue architectural, date du XIX°.). Il fut certainement protégé à l'époque
par de lourds contreforts. Il constituait le point central du petit réduit fortifié.
Il était absolument indépendant de toute
autre construction, comme dans bien d'autres exemples tels Sillegny, Lorry les Metz,
Norroy le Veneur. Il est construit en
moellons sur une base rectangulaire. Les quatre côtés présentent une harpe de pierres
taillées. La distribution intérieure
de cette tour carrée de 7 m de côté démontre qu'elle était destinée à être
habitée et à protéger les retranchements qu'elle dominait. Elle comporte trois étages
sans rez de chaussée, dont deux avec cheminée et voûtés d'arête. Suivant l'usage la partie supérieure comprend
l'étage de la défense avec son chemin de ronde qui fut longtemps muni d'un hourd
supporté par des corbeaux en bois bien que l'on ne distingue aucun trou de hourdage. Le
dessin de Migette de 1867 et celui de Bellevoye ainsi que des photographies de la fin du
siècle dernier nous confirment cette aspect défensif. Cette organisation, d'après
certains historiens, est la même que celle des blockaus d'Afrique. Cette coursière en
bois permettait de battre le pied de la muraille en tir-fichant et faisait également
office de créneaux de fortune. |
| A l'intérieur de cette tour,
au premier étage, nous trouvons une porte cintrée flanquée d'une meurtrière à
ébrasement interne qui s'ouvre sur le flanc auquel l'église a été adossée. (Cette
meurtrière et l'élévation de la porte prouvent que cette tour était un donjon isolé
comme à Sillegny) . On note que la
porte d'entrée de la nef en 1850 débouchait non pas sur les rues du village mais sur le
cimetière et pas à n'importe quel endroit. |

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| En réalité,
c'est à l'endroit où l'enceinte de ce cimetière était la plus forte, c'est à dire
face à la demeure seigneuriale. La porte de l'église était de petites dimensions afin
d'être fermée plus facilement. |

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Sur une des faces de la tour
un boulet en pierre est incrusté. Il est dans la partie du XIII°. Pour accéder au XIII° siècle à ce donjon, en
cas de nécessité, les habitants de Vaux pénétraient par une porte située à six
mètres, côté Est. Aujourd'hui ce passage n'est autre que l'endroit où se trouvent les
orgues, donc à l'intérieur de l'église actuelle. |
| Une fois à
l'intérieur du clocher, l'échelle était tirée pour être rentrée. Les habitants
avaient la possibilité de tirer par des meurtrières d'aspect curieux. Elles sont
cruciformes. Il existe aussi des fenêtres de tir. |
Au XV°
siècle, lors de la construction de l'église ou de sa transformation, fut construit une
tourelle à escalier à vis qui jouxte la tour dont les historiens supposent qu'elle
desservait le donjon mais aussi les combles devenant ainsi un lieu de refuge. Ce refuge fut entouré d'un mur épais qui n'était
autre que les vestiges du mur de l'ancien cimetière. Ce mur a été décrit comme étant crénelé et semblait donc
permettre aux assiégés de combattre l'ennemi. |

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| On indique que
près de la porte d'entrée de ce cimetière, qui se trouvait à la partie basse de
celui-ci, il y avait des créneaux latéraux dont l'objet était d'empêcher de forcer
cette porte. Le mur du cimetière, là où il était isolé, était épais, et assez haut
pour dominer la ruelle dite ruelle de l'Enfer, parce que le sol du cimetière était plus
élevé que le niveau de cette ruelle. Il devait être en outre pourvu d'une organisation
active pour la défense dont les traces ont disparu, mais qu'il est facile de refaire par
la pensée et qui consistait probablement en créneaux. La nef de l'église et la partie
occidentale du transept datent du XV° siècle, le choeur et la partie orientale du
transept de 1547 environ. On remarque que le choeur et la seconde travée du transept sont
voûtés en étoiles et que les clefs de voûte du choeur sont à écusson. Les blasons
ainsi exposés datent du XIX° siècle et ont été réalisés lors de la grande
restauration de l'intérieur de l'église. Les écussons sont ceux de la ville de Metz, de Monseigneur Dupont
des Loges, du Pape Pie IX, et également celui de l'abbaye Sainte Glossinde. Le dernier
présente les lettres S.R. initiales de Saint Rémi, patron de la paroisse.A noter que
sous le maître-autel se trouve, à droite, un genre de cave ( pas de crypte ) qui servait
de cachette pour les défenseurs. On y accède par une trappe située dans l'épaisseur du
mur sud de l'abside. Ce caveau ne présenta jamais les dimensions qui auraient pu
permettre d'envisager à une quelconque époque la tenue d'office divin. Est-ce l'église actuelle qui est citée dans la
chronique de Huguenin en 1325 ?. Nul ne le sait car on parle dans ce texte d'une petite
église. Jusqu'à la Révolution, les
habitants conservaient dans ce clocher 4 fusils-scies de rempart, destinés à la défense
du donjon. Ces fusils-scies sont devenus d'après des témoignages les boîtes dont se
servent les jeunes gens les jours de fête. |
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| Les fortifications: |
| Le village de Vaux avait
opté pour une fortification à base de murs relativement épais avec des portes que l'on
pouvait condamner si nécessaire. Cette enceinte était en pierre contrairement à
d'autres villages comme Marange qui en avait une en bois. Dans les textes, nous trouvons 5 portes dont nous connaissons les
noms. Seules les huisseries en pierre de la porte de la Noue et du Champé nous sont
restées. Par contre la porte de la Taie, du Paquis et de Metz ne se trouvent que sous
forme de vestige et encore, la porte de Metz est sujet à caution, son lieu d'érection
voyage selon les écrits. |

Porte de la Noue (photo prise en 19??)
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Porte du Champé
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Ces portes possédaient une
cloche pour sonner l'ouverture et la fermeture des portes d'enceintes au Moyen Age. Ces
cloches s'appelaient les cloches des remparts. On les trouve dans les écrits sous le
vocable " cloches des clefs" et " cloches à ban". |
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| Une fois les
portes fermées, celui qui désirait entrer devait tirer la corde de la cloche pour
avertir le gardien de sa présence. Le garde ouvrait contre rétribution en numéraire
appelée TORGELD. Ces cloches servaient également, d'après les récits, à avertir d'un
danger qui s'approchait. On remarque,
devant ces portes, l'absence total de trace de pont levis ce qui tend à prouver
l'inexistence de fossé devant les remparts du village. Effectivement aucune trace de
réservation dans l'huisserie permettant le passage de chaîne n'apparaît. On suppose cependant que les murs comportaient des
meurtrières. Le village de Vaux se
présentait donc avec une tour-donjon, une maison seigneuriale fortifiée, un cimetière,
des maisons fortifiées, un réduit fortifié où venaient se réfugier les habitants lors
des différentes attaques. On note la
présence d'un pont levis qui va de la maison seigneuriale au donjon. On remarque dans le village que certaines maisons
sont fortifiées côté rue. Les voûtes des caves de ces maisons fortifiées sont
relativement bien conservées. Des passages souterrains existent encore mais ne sont pas
en état. |
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| extraits du
livre de M.André Monget sur le village de Vaux. |
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tout savoir sur notre village...
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