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SOMMAIRE
Les états limites de l'enfance.
Les mécanismes de défense.
La pathologie et les
mécanismes de défense.
Les psychotropes chez l'enfant.
La schizophrénie.
Points forts de T.Berry Brazelton.
Tout sur l'allaitement.
Quelques liens.
Femiweb.
Webmaster :
emmanuelle.dupasmahe@laposte.net
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La schizophrénie
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"En introduisant le terme schizophrénie
(du grec "fendre, cliver" et "esprit") en 1911, E. Bleuler entend mettre
en évidence ce qui constitue le symptôme fondamental de ces
psychoses : La Spaltung ("dissociation"). "Le caractère chronique
de la maladie, qui évolue selon les rythmes les plus diverses dans
le sens d'une "détérioration" intellectuelle et affective,
et aboutit souvent à des états d'allure démentielle,
est pour la plupart des psychiatres un trait majeur sans lequel on ne peut
porter le diagnostic de schizophrénie."
-Incohérence
de la pensée, incohérence de l'action, incohérence
de l'affectivité.
-Autisme (détachement à
l'endroit de la réalité avec repli sur soi et prédominance
d'une vie intérieure livré aux productions fantasmatiques).
-Activité délirante.
d'après Vocabulaire
de la psychanalyse, Laplanche et Pontalis aux éditions P.U.F..
Dans psychiatrie, Guelfi, Boyer, Consoli
et Ollivier-Martin aux éditions puf Fondamental :
Les différentes formes de schizophrénies
classiques (page 197) :
· La schizophrénie paranoïde
: elle est la plus fréquente et la plus "floride" (la plus productive
sur le plan symptomatique), elle apparaît plus tardivement que la
forme hébéphrénique, elle se caractérise par
la présence d'un délire paranoïde et d'un syndrome dissociatif.
· L'hébéphrénie
:
elle représente environ 20% des formes de schizophrénies,
elle débute classiquement à l'adolescence par des troubles
de la concentration intellectuelle. Elle entraîne un repli social,
une apathie, une indifférence hostile à l'entourage.
La perte
d'intérêt peut s'accompagner de gestes impulsifs ou de brusques
engouements parascientifiques, ésotériques ou religieux à
caractère symbolique et abstrait. Il peut y avoir utilisation de
drogues ou d'alcool pour pallier l'angoisse.
· La forme catatonique :
elle est très
rare actuellement.
· La schizophrénie simple :
elle se caractérise par la perte progressive des intérêts
et des initiatives, par une restriction importante des relations sociales
et familiales et par une affectivité ambivalente et appauvrie. Il
n'y a ni hallucinations ni délire.
Evaluation au moment de l'examen psychiatrique
:
Evaluation des fonctions mnésiques
(page
18):
-
Oublis lacunaires
(qui relèvent de l'indifférence
et de la perplexité),
modifications des souvenirs infiltrés
d'élaborations imaginaires et
de constructions délirantes.
-
Contraste entre des oublis concernant des personnes
ou des domaines importants et des réminiscences très précises
et
tenaces de détails à
priori peu compréhensibles.
Evaluation du langage (page 24):
-
Fading
-
Barrage
-
Stéréotypie
-
Verbigération où
le langage est constitué
par l'émission de mots ou
de propositions dénués de
sens qui se répètent
et s'enchaînent de façon
anarchique, sans autre but expressif
apparent qu'une activité déclamatoire
irrésistible
parfois modulée comme une litanie.
-
Pseudo langage
-
Maniérisme :
tentative de communication qui
se soucie peu de l'interlocuteur et
le discours souvent obscur, sentencieux,
allusif et hermétique,
laisse l'impression de ne s'adresser à
personne.
Evaluation du fonctionnement
de la pensée
(page 41) :
Le cours de la pensée est fluctuant, pouvant
présenter
des moments de stase, voire d'arrêt apparent, il
peut être diffluent,
la pensée se dispersant et s'éparpillant
sans cesse,
il peut être interrompu et contaminé par des pensées
parasites,
il peut enfin être répétitif et stéréotypé.
Evaluation de l'activité psychomotrice
(page 46) :
-
Il y a un ralentissement moteur, un retard,
une inertie
à l'exécution des gestes, contrastant avec un rythme gestuel
à
peu près normal quand le comportement encouragé
par l'interlocuteur a débuté.
-
Le syndrome catatonique : il comporte deux types
de troubles opposés, le négativisme et la passivité
qui peuvent alterner :
-
le négativisme
moteur exprime une opposition
aux sollicitations extérieures;
le patient reste figé dans
une attitude de raideur, opposant
un refus total à toute tentative
de mobilisation corporelle, présentant
une contracture musculaire
proportionnelle à l'intensité de la sollicitation.
Il est
amimique, indifférent et comme étranger aux ordres qu'il
reçoit
(ou parfois paraît s'appliquer à agir de façon
contraire);
le refus d'aliment et les contractures sphinctériennes
(rétention)
sont fréquents. Lorsqu'il est peu marqué,
le négativisme
comporte une attitude de raideur, une expression
d'ironie, l'évitement
du contact corporel et le refus de la main
tendue.
-
le syndrome de passivité comporte également
une absence d'initiative motrice,
mais associée à une obéissance
"automatique" aux injonctions de
l'entourage, qui peut aller jusqu'à
la répétition des actes
(échopraxie) et des mimiques
(échomimie) de l'interlocuteur.
La catalepsie désigne une
inertie motrice avec une "flexibilité cireuse"
des muscles des membres,
que caractérise une hypertonie plastique,
le malade gardant les
positions spontanées ou imposées sans prendre
l'initiative
d'une position de repos ( maintien des attitudes).
-
Etat d'agitation souvent
incohérente, brutale
sans lien apparent avec les expressions affectives
et verbales.
Evaluation de l'état émotionnel
(page 54 et page 56):
-
Absence d'expression émotionnelle : apparence
d'indifférence,
de lointain, de froideur affective, une pauvreté
des expressions,
un émoussement des émotions qui peut éventuellement
coexister avec une sensibilité très fine dans certains domaines.
-
L'indifférence affective :
athymhormie (altération
du dynamisme vital des instincts et de l'humeur,
"une perte de l'élan
vital", qui a été considérée
comme le déficit
fondamental des formes hébéphréniques
de la schizophrénie).
Evaluation de la conscience de soi et de l'environnement
(page 63) :
La dépersonnalisation :
trouble de la conscience
qui comporte à la fois une impression de modification
corporelle
et de transformation de la personnalité.
Le sujet a perdu le sentiment
de familiarité avec son corps,
il le perçoit changé,
inhabituel, étranger à
lui-même, voire désincarné.
Il a l'impression de ne plus
être lui-même, il doute de son
identité,
ne se reconnaît plus, ne sait plus si ses pensées
sont à
lui. On observe la dépersonnalisation dans les
épisodes
aigus de la schizophrénie, dans ces derniers la
sensation de perte
de sa personnalité propre peut atteindre un sentiment
de dépossession
où le sujet se sent envahi et influencé
par des pensées
qui ne sont plus les siennes, témoignant
d'une perte de conscience des limites
de soi, comme on l'observe dans l'automatisme
mental.
Evaluation des activités perceptives
(page 70) :
Hallucinations acousticoverbales, syndromes d'influence
et d'automatisme verbale.
Evaluation des conduites instinctuelles
et
sociales(page 72, page 76 et page 82) :
-
Le sommeil : la clinophilie est la tendance à
passer la quasi-totalité
de la journée dans son lit, en somnolant
plus qu'en dormant.
Elle est fréquente chez les hébéphrènes.
-
Conduites alimentaires délirantes :
les bizarreries
alimentaires sont fréquentes chez les schizophrènes
(sélection
qualitative des aliments au nom de croyances délirantes
(refus des
aliments cuits) ou pour des raisons d'ordre symbolique
(choix en fonction
de la couleur).
-
Les conduites sociales : absence de toute relation
affective, solitude,
mise à distance d'autrui, vie familiale réduite
à
un couple mère fils.
Evaluation des modalités de relation (page
86) :
La relation autistique : tendance au repli caractérisant
la vie
affective des schizophrènes, qui par la froideur de leurs
expressions
émotionnelles, leur négativisme, leur tendance
au mutisme et
l'indifférence distante qu'ils manifestent, induisent
chez
l'interlocuteur l'impression d'un très mauvais contact affectif.
"Le terme de schizophrénie
dénomme
une maladie ou un groupe de maladies, dont les principaux
symptômes,
la dissociation de la personnalité et le délire
ne sont pas
absolument spécifiques, et dont l'évolution,
généralement
chronique, aboutit en l'absence de traitement
à une désorganisation
plus ou moins profonde de la personnalité.
Malgré un siècle
de travaux et de controverses,
l'accord est loin d'être réalisé
entre les diverses écoles
psychiatriques sur le concept de schizophrénie,
ses critères,
ses limites et ses causes. L'Ecole française
garde une conception
assez restrictive de la maladie, centrée sur
des notions de chronicité
et de potentialité évolutive
déficitaire, ce qui l'amène à
en exclure les états
aigus et les délires chroniques non déficitaires.
Cliniquement
la symptomatologie est assez diverse d'un malade à un autre,
et
souvent variable dans le temps. Les nombreux signes cliniques décrits,
dont
aucun n'est pathognomoniques, s'ordonnent autours de trois grandes
dimensions cliniques,
la dissociation, le délire et l'autisme."
(page 218).
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