L'Avenir du vin - Activités 1999

 
Championnat de France de dégustation 1999
Lyon 27 février 1999
 
 

L'équipeL'équipe des animateurs de l'Avenir du vin a remporté les éliminatoires lyonnaises le 27 fécrier 1999. Jean-Claude La Rocca, Jean-Paul Garagnon, Jean-Claude Combelle,et Robert Tappero (de gauche à droite) iront défendre nos couleurs lors de la finale nationale à Reims le 29 mai.

L'autre équipe de l'association (Le tonneau de Diogène, composé de Claude et Monique Durand, Emmanuelle et Laurent Barréra) ratait d'un demi-point la finale lyonnaise, en terminant septième sur 47 équipes. Joli tir groupé...

Au programme de cette journée, vingt questions assez "hard", et quelques dégustations.

 

Compte-rendu dans "La Revue du vin de France" Avril 1999

"L'Avenir du vin a remporté la troisième étape du Championnat de France de dégustation, qui s'est déroulée à Lyon le 27 février. Quarante-sept équipes étaient au rendez-vous. Pas de suspense cette fois-ci, mais des épreuves franchies par des concurrents de plus en plus qualifiés.
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Le questionnaire à choix multiples du matin faisait appel aux réflexes et aux connaissances les plus affûtés des équipes.
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Robes saumonées
S'il ne restait plus beaucoup de cheveux aux quelques deux-cents participants après cette première étape, ils disposaient encore de leurs yeux, leur nez et leur palais pour deviner les six vins qui leur étaient servis. Parmi deux champagnes rosés, il fallait deviner lequel était un assemblage. Pas simple, d'autant que les deux robes pareillement saumonées ne facilitaient pas la distinction. Il s'agissait de la cuvée en rosé de la Veuve A. Devaux, au nez expressif et intense, à l'attaque fraîche et vite dominée par l'impression de puissance : il comportait 70 % de pinot noir de la côte des Bar dont 16 % de vin rouge, 30 % de chardonnay (côte des Bar et côte des Blancs), des vins de 1995 avec 20 % de réserve de 1994, 1993 et 1992. Le second, le rosé brut de Laurent Perrier, était un vin de saignée, issu à 100 % de pinot noir. C'est en bouche que l'on pouvait bien sentir la différence, avec la sensation de plonger dans un panier de fruits rouges.
Les vins suivants comprenaient deux rouges et deux liquoreux à replacer dans la Loire, le Bordelais, le Rhône et le Beaujolais.
La difficulté était de ne pas se tromper d'emblée, ce qui pourtant arriva à certains : le crozes-hermitage (de Paul Jaboulet Aîné, domaine Roure 1997) fut inversé abec le beaujolais (morgon Javernières 1996, du domaine Louis-Claude Desvignes), et le barsac château de Myrat 1996 avec le bonnezeaux château de Fesles 1997, pourtant si différents ! Le premier présentait des goûts laiteux et de mycélium, typiques du sémillon qui atteint son premier stade de pourriture noble. Le secons se montrait vanillé, abricot, fondu, avec une grande richesse en sucre, une grande pureté et une belle acidité (à boire dans dix ou quinze ans, pas avant !).
De ces épreuves du matin, un club s'en est sorti haut la main, Savoie Léman Promotion I, l'une des deux équipes d'étudiants du lycée hôtelier de Thonon-les-Bains, dirigées par leur président Pierre Barrucand.
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Descente aux enfers
L'ensemble des notes ne s'est pas montré miroblant, et certains fidèles et excellents clubs sont descendus bien bas. La déception était de taille.
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Les cinq autres équipes montées sur le podium comptaient quatre clubs habitués du championnat : Ami vin - quatre copains venus à Saverne (première étape 1998/1999) et qui ont depuis monté une stratégie apparemment payante (45,5 points) -, me Cercle des piquettes disparues - alain Chamayrat et Frédéric Blanc sans leurs femmes (les piquettes ont-elles vraiment disparu ?) mais tout aussi efficaces (43,5 points) et dotés d'un nouveau membre (François Bloch, émanation du club EDF-GDF) -, Les Gris Meuniers d'Orléans (42,5 points) - trois membres également, leur équipier ayant effectué une malencontreuse chute à vélo - et l'Avenir du vin (42 points), arrivé l'année dernière à Marseile second le matin, mais non qualifié pour la finale en juin 1998.
(...)
L'après-midi s'est avéré plus calme, plus classique. Champagne : sur les trois blancs; lequel n'est pas issu de la côte des Blancs ? Le premier, violent et court en bouche, avec au nez une pointe minérale et une dominante de fleurs blanches, une attaque souple, constituait l'intrus : un brut de A. Margaine issu de Villers-Marmery (Montagne de Reims). Les deux suivants se révélaien typiques de la côte des Blancs, la cuvée brut grand cru de Pierre Moncuit (Le Mesnil), au nez expressif et aux notes fraîches rappelant les agrumes (citron) ou la bergamote, à la bouche structurée, ronde et persistante, à la finale légèrement minérale. Le troisième
, enfin, offrait le caractère tranché des vrais grands crus, des raisins mûrs que l'on retrouve dans l'équilibre parfait entre la fraîcheur, la légèreté et la finesse du vin : un Cramant grand cru de Guy Larmandier. Seuls le Cercle des piquettes disparues et l'Avenir du vin ont marqué 4 points.
Deuxième série de vins : donner l'appellation et le millésime de trois rouges. Etonnant, comme toujours. Il s'agissait de trois ch$ateaux du Médoc, Branaire 1993 (Saint-Julien), Dauzac 1993 (Margaux) et Pontet-Canet 1996 (Pauillac). Si les Gris Meuniers, les Tasteurs alpins, Ami Vin et le Cercle ont misé sur le Médoc (voire les Graves et Saint-Emilion), Savoie Léman Promotion s'est égaré en Bourgogne et l'Avenir du vin dans le Rhône...

Egarements
La troisième et dernière série concernait justement le Rhône. Il fallai indiquer le millésime, l'appellation et le producteur. Savoie Léman avait tablé trop haut (Saint-Joseph, Hermitage, Côte-Rôtie, croyant dénoter une dominante de syrah) ; ainsi que les Tasteurs alpins qui voyaient là des vins de Chapoutier et le Cercle qui pensaient à Guigal (Gignodas, Hermitage, Côte-Rôtie). Les Gris Meuniers, eux, étaient montés encore plus haut, à Ladoix, Nuits et Vosne, suivis d'Ami Vin, partis du côté des chambertins, vers Gevrey. Seul l'Avenir du vin a perçu le Rhône sud et s'est rattrapé avec une grande adresse en misant juste, le châteauneuf-du-pape de Beaucastel, et en trouvant une année sur les trois (1995). " Nous sentions la syrah, mais elle n'était pas assez présente. Pour le Languedoc, le vin n'était pas assez chaud, la structure n'apparaissait pas trop marquée par le grenache, donc ce n'était ni Rayas ni la Réserve des Célestins. Cette fraîcheur, ces cépages mélangés, ce côté noir,... c'était Beaucastel. " L'Avenir du vin, une belle association de quatre-vingt membres basée à Gémenos près de Marseille, s'est décidément fait remarquer : la deuxième équipe venue défendre les couleurs du club est arrivée septième avec 41,5 points (...). Le vin ne manque pas d'Avenir ! "

Mathilde Hulot - La Revue du vin de France

 

Les photos

  
  
Photos Jean-François NALIN (JEFF) 06 81 21 69 84

 

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