
![]()
Les protestants en Aunis & Saintonge
Mémoire Protestante
(Site officiel du département de la Charente-Maritime)Les familles protestantes en France
(Gildas Bernard, Archives Nationales)
![]()
Les protestants en Charente-Maritime : Sources
: "La Charente-Maritime L'Aunis et la Saintonge des origines à nos jours" Edition Bordessoules
Organisation des églises
protestantes en Aunis et Saintonge vers 1660 Les
chiffres sont approximatifs. Le
colloque d'Aunis : Le
colloque des Iles (Marennes, les Iles d'Arvert
) : Le
colloque de Saintes : Le
colloque de Saint-Jean-d'Angely : Le
colloque de l'Angoumois :
Liste des églises protestantes en 1660 : Archiac, Ars en Ré, Arvert, Aytré, Baignes, Barbezieux, Cognac, Cozes, Dompierre, Fouras, Frontenay, Gémozac, Jarnac, Jonzac, La Flotte en Ré, La Rochelle, La Tremblade, Le Château d'Oléron, Marans, Marennes, Mauzé, Meschers, Mirambeau, Moëze, Montendre, Montlieu, Mornac, Nieul, Nieul-Les-Saintes, Ozillac, Plassac, Pons, Rochefort, Royan, Saintes, Saujon, Segonzac, Soubise, St Denis d'Oléron, St Fort s/Gironde, St Jean d'Angle, St Jean-d'Angely, St Just, St Martin de Ré, St Même, St Pierre d'Oléron, St Savinien, St Seurin-d'Uzet, Surgère, Taillebourg, Thairé, Thors, Tonnay-Boutonne, Tonnay-Charente.
Origines La plus
ancienne mention connue de protestant Rochelais est celle
de Guillaume Joubert, supplicié comme hérétique à
Paris en 1526. Pendant 36 ans, les guerres de religion furent partout présentes et toujours impitoyables en Aunis et en Saintonge. La destruction de fond en comble de l'abbaye bénédictine de Saint-Jean-d'Angely, en 1562 est l'illustration la plus frappante de ces saccages d'établissements religieux dans le diocèse de Saintes. Les églises du littoral furent partiellement épargnées, leurs clochers servant de tours de guet ou d'amers. La Rochelle forte de ses privilèges communaux et de sa puissance économique adhéra au parti huguenot en 1568. Elle accueillit alors les grands seigneurs réformés : Jeanne d'Albret et son fils Henri de Navarre, La Rochefoucauld, les Rohan, coligny. Elle fut, au terme de la troisième guerre de religion, l'une des quatre places de sûreté accordées aux protestants par la paix de Saint-Germain. En 1571, Théodore de Bèze y présida le synode national qui donna sa forma définitive à la confession de foi, élaborée en 1559, désormais connue sous le nom de confession de foi de la Rochelle. La ville subit, en 1573, son premier siège par l'armée royale, épisode essentiel de la quatrième guerre de religion. La destruction de Brouage, place forte et port militaire du Roi, assiégé, en 1585, par Condé et les Rochelais, fut l'événement marquant de la huitième guerre de religion. L'édit de Nantes fut accueilli avec réserve ; à la Rochelle, le culte catholique ne fut rétabli qu'en août 1599. Sous Louis XIII, l'Aunis et la Saintonge redevinrent les champs de bataille sur lesquels s'affirma le pouvoir monarchique. Le roi participa en personne au siège de Saint-Jean-d'Angely qui capitula en 1621. La flotte rochelaise, commandée par l'armateur jean Guiton, fut défaite, en 1622, par le duc de Guise. En 1625, nouvelle défaite des réformés et de leur flotte. En juillet 1627, le débarquement anglais de Buckingham dans l'île de Ré donna au conflit une dimension internationale. En présence de Louis XIII et de Richelieu, les troupes royales encerclèrent la Rochelle. En novembre 1628, après un siège de plus d'un an, la cité huguenote qui, depuis 1568, avait été le "boulevard de la Réforme", capitula. A partir
de 1681, l'arrivée des "missionnaires bottés"
provoqua des abjurations collectives. Le comportement et le traitement des protestants qui restèrent ne furent pas uniformes. En 1727, le subdélégué de Marennes s'inquiète des progrès du "libertinage" dans sa circonscription : dans les îles de Saintonge, 5 à 6000 personnes, aussi bien "anciennes catholiques" que "nouveaux convertis", ont esquivé le sacrement de mariage et "sont réellement en concubinage et adoués" (Adoué signifit accouplé en vieux français). Mais il y eu aussi, parmis ceux de la RPR, des "opiniâtres" fidèles à leur foi. Les assemblées du désert, réunissant plus d'un millier de participants, furent nombreuses en Arvert de 1746 à 1755 et sévèrement réprimées. Le pasteur Louis Gibert, dont l'action fut notable en Saintonge de 1751 à 1763 s'efforça de remplacer le culte "au désert" par des réunions dans les granges ou des édifices spécialement construits à cet effet, "maisons d'oraison" "qui n'eurent pas leur équivalant ailleurs en France". |
![]()
Dernière mise à
jour de la page :
vendredi, 21 janvier 2000