La psychosomatique est une des grandes oeuvres de Freud.
Dès ses premières publications, Freud décrit de façon précise et avec une multitude de détails cliniques les symptomes qui sont rattachés à :
Freud, qui est un des géants de la psychothérapie, n'a pas eu le bonheur de voir ses hypothèses se vérifier. Le grand médecin qu'il était soupçonnait de façon juste qu' il y avait un lien entre le corps et l'esprit, et que ce lien était de nature humorale.
La biologie, la biochimie, l'endocrinologie, la connaissance que nous avons maintenant des processus de neuro-biologie, et surtout la découverte des neuro-transmetteurs, lui aurait permis de réactualiser sa théorie psychanalytique, fondée sur l'hypothèse de la recheche de l'origine d'un symptôme pour obtenir la guérison..
En outre, la connaissance du "feed-back" et des principes des systèmes lui aurait alors permis de réajuster sa théorie et sortir du conflit intra-psychique pour découvrir les vertus, ou les conséquences du système interactionnel, découverte fondamentale de l'Ecole de Palo Alto.
Si le courant psychanalytique a été dominant jusqu'à une période encore proche, il ne s'est malheureusement pas enrichi de l'ouverture de toutes ces découvertes fondamentales, et pire, s'est enfermé dans un dogme figé où toute tentative d'évolution de la pensée du Maître est immédiatement clouée au pilori.
Dommage qu'une pensée médicale et humaniste aussi lumineuse, se soit laissée enfermer dans l'obscurantisme du refus de la connaissance , notamment la prise en compte de la pathologie liée à la relation et la communication inter-personnelle, et surtout les comportements humains liés à l'état émotionnel lors de l'apprentissage ou lors de leur réalisation. (cf Ernest Lawrence ROSSI : Psychobiologie de la guérison).
L'apport de la thérapie stratégique de Paul WATZLAWICK , véritable psychothérapie brève, et de l'Hypnose développée par Milton H.ERICKSON permet désormais d'aborder les troubles du comportement, les maladies fonctionnelles et les maladies psychosomatiques, en faisant l'économie d'une psychothérapie longue, qui n'est pas toujours souhaitée par le patient.
Ce nouvel abord, qui sollicite uniquement les ressources inconscientes du sujet, sans intrusion suggestive ni interprétation de l'origine du symptôme, est essentiellemnt centré sur la capacité du patient à guérir de son symptôme en lui permettant d'accéder à l'objectif qu'il s'est fixé.