
Nein zum Krieg! No war! Non à la guerre!
La guerre est finie.
Les américains ont gagné : à eux le pétrole ! Ils ne se soucient pas de la population,
ni du chaos qu'ils ont créé. Le seul bâtiment protégé est le ministère du pétrole !
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de Saddam et ses hommes
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Après Kirkouk, tombée jeudi aux mains des peshmergas (combattants kurdes), Mossoul a été conquise vendredi sans combat, grâce à un accord de cessez-le-feu signé avec le commandant du 5ème corps d'armée irakien, selon le Commandement central américain (Centcom) au Qatar.
Les Américains et les combattants kurdes ont achevé de prendre le contrôle de
Mossoul, après une journée de furie où, pendant plusieurs heures, la ville
jusqu'alors loyale à Saddam Hussein a paru livrée à elle-même.
Le calme semble cependant progressivement s'installer, samedi matin, à Mossoul, a indiqué la chaîne satellitaire qatariote Al-Jazira, citant son correspondant sur place. Selon cette source, des peshmergas (combattants kurdes) ont investi, samedi à l'aube, les principaux carrefours de Mossoul et des hommes armés, postés sur les routes menant à la ville, ont récupéré la plupart des objets pillés au cours des deux derniers jours. Des imams dans des mosquées appelaient samedi matin des membres de la police de "l'ancien régime" à se regrouper pour préparer la reprise de leur mission de maintien de l'ordre.
Kirkouk a également été, vendredi, le théâtre de nombreuses scènes de vandalisme et de règlements de compte. Mais la situation est redevenue calme a déclaré samedi matin un commandant militaire de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), le général Mam Rostam. "La situation est sous contrôle. La nuit (de vendredi à samedi) a été beaucoup plus calme" que la précédente marquée par des pillages, a dit le général Rostam. Le général Rostam a affirmé que les forces américaines étaient à présent "plus que suffisantes" dans la ville pour y assurer la sécurité. Ces forces américaines restaient très peu visibles dans la ville.
A Bagdad les pillards ont poursuivi leur oeuvre, attaquant jusqu'aux hôpitaux et au musée archéologique. Bagdad demeure "un endroit dangereux", a déclaré le général de l'armée de l'Air Victor Renuart, selon lequel les forces américano-britanniques "couvrent désormais 50 à 60 % du territoire irakien".
Le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld a minimisé les pillages en Irak, regrettables mais compréhensibles, selon lui, et a promis vendredi que les forces coalisées assureront la sécurité. "Nous ressentons l'obligation de contribuer à assurer la sécurité", a affirmé M. Rumsfeld, pressé par des journalistes américains, qui ont demandé pourquoi le Pentagone n'avait pas prévu de vite parer à l'anarchie. D'après lui, ces pillages généralisés, bien que "malheureux", sont transitoires et la conséquence du passage d'un régime dictatorial, répressif et policier à la liberté.
Vers un retour à l'ordre ?
A Genève, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a lancé un "appel urgent aux forces de la coalition et à toutes les autres personnes ayant autorité" en Irak pour que les infrastructures essentielles soient protégées contre le pillage et la destruction. Le secrétaire à la Défense américain Donald Rumsfeld a déclaré à Washington que les forces américano-britanniques assureront la sécurité pour arrêter les pillages dans les villes irakiennes. "Nous ressentons l'obligation de contribuer à assurer la sécurité", a-t-il affirmé.
Le département d'Etat américain a annoncé pour sa part l'envoi dans les prochaines semaines de près de 1 200 responsables policiers, consultants en sécurité publique et experts judiciaires en Irak afin d'aider à restaurer l'ordre dans le pays après la fin de la guerre. D'autre part, Washington prépare une réunion de personnalités irakiennes de l'intérieur et d'autres revenues d'exil pour commencer à poser les jalons d'une future autorité intérimaire. La réunion est prévue mardi prochain à Nassiriya, dans le sud irakien.
Les Etats-Unis cherchent également à mobiliser les compétences locales. Ils ont lancé sur des radios étrangères diffusant en arabe un appel demandant aux personnes compétentes de participer à la remise en route des services publics notamment l'eau et l'électricité, coupés depuis des jours. Des centaines d'Irakiens sont venus samedi aux portes de l'hôtel Palestine à Bagdad où logent la presse et des militaires américains à Bagdad après avoir entendu cet appel. D'autres ont expliqué également avoir convergé vers ce secteur pour tenter d'obtenir de journalistes étrangers l'usage d'un téléphone satellitaire pour appeler leurs familles réfugiées hors du pays. Le téléphone est également quasi-inexistant après la destruction des centraux téléphoniques de la ville par les bombardements américains, et de nombreux Irakiens demandent aux journalistes logeant au Palestine de pouvoir donner des nouvelles à leurs familles. Par ailleurs, un premier groupe de sept policiers irakiens conduit par un colonel est arrivé à l'hôtel Palestine pour leur offrir ses services dans la ville livrée à l'anarchie.
A Bassora, dans le sud du pays, des soldats britanniques espèrent débuter dans les 48 heures des patrouilles communes avec la police locale afin de rétablir l'ordre et éviter les pillages, a annoncé l'armée britannique samedi. Le capitaine Al Lockwood, porte-parole britannique au commandement central américain basé au Qatar, a en outre souligné que les pillages et les mises à sac diminuaient à Bassora après la perte de contrôle du régime de Saddam Hussein. "Nous avons trois ou quatre jours d'avance par rapport à Bagdad dans le processus de libération", a-t-il déclaré à Reuters. "A Bassora, avec l'aide de la population locale, nous avons réussi à réduire le niveau des pillages et nous sommes sur le point de débuter une série d'autres initiatives qui, nous l'espérons, permettront de mettre un terme définitif à cela." M. Rumsfeld a d'ailleurs fait état d'une amélioration de la situation à Bassora - où les Britanniques ont d'après lui rétabli l'électricité et où les réserves alimentaires sont convenables - et à Oum-Qasar, dans le sud.
Le rôle de l'ONU en question
A Saint-Pétersbourg, le président russe Vladimir Poutine, qui reçoit vendredi et samedi le président français Jacques Chirac et le chancelier allemand Gerhard Schröder pour discuter de l'attitude à adopter après la victoire américaine en Irak, a salué "la chute du régime de Saddam Hussein", tout en déplorant les destructions et les victimes engendrées par la guerre. Les trois dirigeants ont souligné le "rôle central" qui doit revenir à l'ONU dans l'Irak d'après-guerre. "Il appartiendra aux Nations unies de jouer un rôle central", a déclaré M. Chirac.
M. Chirac a précisé ses vues sur la situation en Irak samedi. Le président
français a plaidé pour que la force soit "assujettie au droit"
insistant à nouveau pour que les Nations Unies aient "un rôle central" dans
l'après-guerre en Irak. S'adressant à plusieurs dizaines de juristes
internationaux à Saint-Pétersbourg, M. Chirac a estimé possible pour la
communauté internationale divisée de "se retrouver autour des valeurs
communes qui fondent les Nations unies". Le président russe Vladimir
Poutine et le chancelier allemand Gerhard Schröder ont également participé à
ce colloque à l'Université de droit.
"La victoire de nos valeurs communes nous permet d'espérer et d'inventer
un monde où, selon les principes de responsabilité collective et de
solidarité, les Etats acceptent librement de voir la force assujettie au
droit", a déclaré le président français.
Dans une critique implicite de la guerre déclenchée en Irak par les Etats-Unis
et la Grande-Bretagne sans l'aval de l'ONU, M. Chirac a ajouté qu'il ne
pouvait "y avoir de recours à la force que soutenu par la communauté
internationale. Nous retrouvons ainsi les fondements de la Charte des Nations
unies". "Demain, après la phase de sécurisation nécessaire, les Nations Unies
devront jouer un rôle central pour assurer le retour à la souveraineté de
l'Irak et rendre au peuple irakien sa dignité dans la liberté retrouvée. C'est
la vocation et la mission des Nations unies qui incarnent le droit au service
des peuples et le respect de leur diversité", a déclaré M. Chirac.
Alors que l'Irak se trouvait samedi toujours au bord du chaos, il a répété qu'"aujourd'hui,
la priorité (était) de faire face à l'urgence et de répondre au plus vite aux
besoins humanitaires des populations éprouvées". "Nos pays, dans le cadre des
Nations Unies, sont prêts à prendre toutes leurs responsabilités pour
permettre la reconstruction de l'Irak et sa
démocratisation", a ajouté le président Chirac.
Face au souhait des trois dirigeants européens de voir l'ONU jouer un rôle essentiel en Irak, le secrétaire d'Etat américain Colin Powell a exprimé ses vues dans un entretien accordé à la chaîne de télévision NBC. "Nous ne sommes pas prêts à dire : très bien, le conflit est fini et nous allons partir pour laisser la place aux Nations unies". Il a réaffirmé que l'Onu aurait un rôle "vital" à jouer dans la reconstruction de l'Irak, mais "essentiellement dans le domaine humanitaire". "Je pense que les nations qui ont payé le prix politique et le prix du sang (...) pour créer les circonstances permettant la mise en place d'un nouveau gouvernement démocratique (en Irak) auront un rôle important et un rôle moteur dans ce processus", a ajouté le chef de la diplomatie américaine. Il a tenu toutefois à souligner qu'il appartenait aux "Irakiens eux-mêmes de choisir leurs nouveaux dirigeants", tout en concédant que les Etats-Unis exerceraient une "certaine influence".
Appels à la Syrie.
Soucieux d'éviter la fuite des anciens dirigeants Irakiens, le président américain George W. Bush a demandé vendredi aux dirigeants syriens de faire "tout leur possible" pour fermer leur frontière avec l'Irak aux fidèles de Saddam Hussein, et de livrer ceux qui se sont déjà réfugiés dans leur pays. M. Bush a répété ses avertissements à la Syrie, la "pressant de ne pas autoriser des membres du parti Baas ou de la famille de Saddam, ou encore des généraux en fuite, à trouver refuge" sur son territoire. "Nous attendons une totale coopération" de la part de Damas et, si des personnes recherchées sont en Syrie, nous comptons sur les dirigeants de ce pays pour "les remettre en bonnes mains", a-t-il déclaré.
Le sort Saddam Hussein
"Je ne sais pas s'il mort ou vivant. Ce que je sais c'est qu'il n'est plus au pouvoir", a déclaré le président Bush, après une visite à des soldats américains blessés en Irak. A Washington, le porte-parole de la présidence américaine Ari Fleischer a estimé que les dirigeants irakiens "(avaient) perdu le contrôle (du pays)". Il a cependant souligné que "l'opération militaire se poursuivait". Les services de renseignement américains ont intercepté des communications entre anciens dirigeants irakiens qui suggèrent que Saddam Hussein a été tué lors du raid aérien mené lundi contre un bâtiment de Bagdad, rapportent samedi le Washington Post et le New York Times. Toutefois, faute d'avoir retrouvé pour l'instant des preuves matérielles dans les ruines de cet immeuble, les responsables des services de renseignement cités dans les deux quotidiens se refusent à affirmer que Saddam Hussein est mort sur la foi de ces seules conversations, dont les protagonistes ne font pas partie des proches de l'ex-numéro un irakien.
Etat des forces
A Londres, le ministère de la Défense a annoncé que la Grande-Bretagne allait commencer à réduire son dispositif militaire dans le Golfe, avec le rapatriement prochain de navires de guerre, d'avions et d'hélicoptères de combat. Et selon le quotidien britannique The Guardian de samedi, Washington et Londres ont envoyé en Irak une équipe secrète d'inspecteurs américains et britanniques pour y rechercher des armes de destruction massive, sans en référer aux Nations unies.
Selon un nouveau bilan du Pentagone, au total, 107 soldats de l'armée américaine ont été tués depuis le début de la guerre en Irak, le 20 mars.
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