SAS - Insolite  

Les insolites




 
  • Documentaire sur gérard de Villiers (2004)


  • Le 13 avril 2004, SAS sera à l’honneur sur 13ème Rue : une soirée spéciale lui sera réservée avec notamment la diffusion d’un documentaire inédit sur Gérard de Villiers et l’univers de SAS (co-production 13ème Rue et 909 Productions).


  • Conférence sur la "désinstitution" (2004)


  • Le 27 Février 2004 à Bruxelles - Facultés universitaires Saint-Louis, Bruno PY (Professeur à l'Université de Nancy 2), fera état des Réflexions d'un juriste sur SAS Malko Linge, lors d'une journée sur la "désinstitution organisée notamment par le Séminaire interdisciplinaire de Recherches littéraires.


  • Livre sur SAS (2004)


  • En janvier 2004 est sorti le livre de photos issues de l’exposition, « Eros et Thanatos, SAS vu par Thierry Vasseur » (Editions Gérard de Villiers).


  • Exposition SAS vu par Thierry Vasseur (2003)


  • Du 28 octobre au 6 décembre 2003 a eu lieu l’exposition « Eros et Thanatos, SAS vu par Thierry Vasseur » à la Galerie Eric de Montbel (34 rue de Seine, 75006 Paris). Thierry Vasseur, photographe artistique reconnu, est depuis cinq ans l’homme qui immortalise les créatures fatales des couvertures de SAS, les romans aventureux de l’écrivain Gérard de Villiers. Dans cette exposition, Thierry Vasseur ne signe pas un hommage à SAS mais une variation autour du thème éternel de la femme, jouant avec les sulfureuses créatures de Gérard de Villiers. Autour d’une trentaine d’images, il apporte sa touche personnalisée à ces clichés de femmes au regard aiguisé.

    Pourquoi SAS est indémodable ?

    L’univers de SAS est l’un des plus marquants de la littérature populaire européenne. Le Prince Malko est un mythe, une figure avant d’être un personnage. Son Altesse Sérénissime est le dernier représentant d’une race en voie de disparition : les grands aventuriers. San-Antonio parti, OSS 117 ad patres, le Prince Malko reste seul dans la cour des grands à faire trembler les chefs d’état peu scrupuleux. Seul, sa coupe de Taittinger à la main, à faire vaciller les régimes totalitaires…


  • Thèse de doctorat d'Université (1999)


  • Une thèse pour obtenir le grade de docteur de l'Université de Paris III a été soutenue en 1999 par Jacqueline Rémy-Hospital, sous la direction de Cristiane Moatti-Deroche dans la discipline littératuren et civilisation française. Le Jury était composé de Vincent Jouve, Daniel Compère, Juliette Raabe, Yves Reuter et Cristiane Moatti-Deroche.
    Le manuscrit de 468 pages est décomposé en 5 parties :

    1/ Naissance d'une série
    2/ La série SAS, produit de consommation
    3/ Les composantes romanesques
    4/Ingrédients, dominantes thématiques
    5/ Le style

    Le manuscrit est consultable à l'UFR de littérature et linguistique françaises et latines, Université de la Sorbonne Nouvelle Paris III, 13 rue de Santeuil, 75231 Paris, Cedex 05.


  • Mémoire de DEA (1997) - http://olivier.roumieux.free.fr/lepoulpe/dea_intro.html


  • Un mémoire de DEA "Le Poulpe une tentative de décryptage du réel" a été soutenu. Un paragraphe du chapitre III est consacré à SAS : Le Poulpe «L'anti-Malko» - Extraits :

    "Abordons maintenant ce qui fait par voie de fait de la collection Le Poulpe un cas à part : la volonté délibérée d’en faire une série unique et surtout une série sachant aller à l’encontre de certains clichés et stéréotypes affligeants ; les auteurs du Poulpe, et Jean-Bernard Pouy en premier nourrissent en effet une animosité sans faille contre ce qui leur paraît être «des récits crypto-fascistes ou vendus à l'impérialisme américain» [Jean-Bernard Pouy. Entretien paru dans le Nouvel Observateur (16/22 janv.97)], représentés par des séries telles que SAS. Le ton est dur et la critique acérée : «Face à SAS, je pensais qu’il était anormal qu’il n’existe pas de polar d’extrême-gauche. Loin de nous l’idée de rivaliser avec eux. On n’a pas de visée impérialiste sur l’édition» [Jean-Bernard Pouy. Entretien paru dans le Nouvel Observateur (16/22 janv.97)]. Si l’on se penche brièvement sur la série SAS, on se rend très vite compte qu’il s’agit du monde du Poulpe, mais inversé, comme sur un négatif de photographie. Ainsi, le personnage récurrent, Malko est un odieux sexiste qui voue une passion égale pour les armes et les femmes, tout en étant un fier agent de la CIA, pour le compte de laquelle il remplit les missions les plus écoeurantes. Gabriel Lecouvreur représente réellement l’anti-Malko. Pour se convaincre de la teneur de ce type d’ouvrages, il suffit d’en citer un passage : «Il se retrouva au balcon, à moitié vide. Un film indien. Les glapissements d’une chanteuse se déhanchant sous la pluie face à un jeune premier à l’allure niaise emplissaient la salle climatisée. Les Indiens adoraient les danses sous la pluie. Probablement parce que cela trempait les vêtements des actrices, toujours dotées de seins inouïs...[...] Malko était stupéfait. Dans ce pays islamiste jusqu’au bout des ongles, où les censeurs caviardaient les femmes en maillot, l’existence d’un cinéma porno en pleine ville, à deux pas d’un commissariat, en disait long sur l’hypocrisie de l’Islam...» [SAS no 125].

    La vulgarité et la xénophobie se conjuguent dans ces ouvrages, dans un cocktail où l’érotisme le plus bas et le plus outrageant occupe une place de choix :

    «Mais cette femelle silencieusement déchaînée lui donnait des envies de viol [...].
    - Salaud ! Tu me violes, tu écartes mes cuisses !
    Ce n’était qu’un innocent fantasme. Dorothy ne se défendait pas vraiment, elle désirait simplement se croire violée.» [SAS no 125].

    On est ici en présence de ce qui constelle les épisodes. Ainsi, les femmes sont toutes considérées comme des «salopes», et le vaillant Malko se fait un devoir de remettre ces «femelles» à leur place, en leur faisant subir, avec la fougue et la puissance qui caractérisent un agent de la CIA, les assauts les plus variés. Il est sûr que le personnage de Cheryl, créée pour contrer «les potiches de la haute, style SAS» [Jean-Bernard Pouy. Entretien paru dans le Nouvel Observateur (16/22 janv.97)], est loin de ce genre d’ambiance et de pratiques. Le mythe, le fantasme de la femme objet, soumise et assoiffée de sexe, omniprésent dans la collection de Gérard de Villiers, est heureusement inexistant dans les aventures de Gabriel Lecouvreur. Tout ce qui est présent dans la série SAS constitue pour les auteurs du Poulpe non seulement un repoussoir, mais aussi une cible. C’est véritablement une vision du monde qui est remise en cause. Jean-Jacques Reboux, à propos de Pouy, prétend qu’il a voulu «redorer le blason d’une littérature de gare noyée sous les romans bas-de-gamme-limite-fasciste, comme SAS» [Jean-Jacques Reboux. Entretien paru dans Le Nouveau Campus (déc.96)]. La véritable gageure est de reprendre en main la destinée de la littérature populaire, pour empêcher la domination d’ouvrages mal écrits, et pleins des relents d’idéologies plus que douteuses.

    Le Poulpe est donc aussi un symbole de résistance littéraire. Il véhicule, d’une part des idées qui vont à l’encontre de celles qu’on trouve habituellement dans les collections de polars, et il permet d’autre part le renouvellement du genre. En se démarquant radicalement de ce type d’ouvrages, cette série permet d’ouvrir une brèche, et de générer une alternative aux productions de type SAS. Pouy résume très bien cette tentative : «Ce qui va changer, c’est que s’il y a de la violence, il n’y aura pas fascination de la violence, s’il y a de l’érotisme, ce ne sera pas au détriment de l’image de qui que ce soit.[...] A nouveau, le roman populaire ne sera pas honteux à lire, puisque la qualité première sera, bien sur, la qualité d’écriture.» [Jean-Bernard Pouy. Cahier des charges].

    Ce plaidoyer pour un renouveau de la littérature populaire place nécessairement les auteurs de la collection en décalage, voire en opposition totale avec nombre de polars et de séries existants...Le Poulpe est bien l’anti-Malko. Sans chercher à critiquer, ce n’est pas le but de ce travail, mais sans pour autant se voiler la face et refuser la réflexion en toute objectivité, il semble nécessaire de s’interroger sur le genre de cette collection, ou, pour être plus précis, sur la distance, réelle ou pas, entre la volonté des auteurs et le résultat. Il convient donc de mettre en relief le décalage entre ce que les écrivains ont voulu faire de cette collection, et la réception qui en a été faite. Il s’agit donc non plus de se placer du coté de l’auteur, pas plus que de celui du public, mais plutôt d’essayer d’avoir un regard objectif sur le rapport entre création et réception.


  • Les Nuls, le livre (1990) - http://alainchabat.online.fr/lesnuls/lelivre.htm


  • Un clin d'oeil est fait à SAS dans l'auto-critique unanime du livre des Nuls :

    ... Alors Jean Valjean envoya un formidable uppercut à Malko, qui alla s'effondrer entre les cuisses veloutées de Sabrina ...

    Victor Hugo, SAS contre Les Misérables