Grand prix de Gollion

Willy Richard, la saga du Grand Prix de Gollion.

Tout avait commencé grâce à la complicité de Jean Sage, alors directeur sportif de l’équipe Renault F1.

Sur la route de Viry-Chatillon, un jour de septembre 1983, le transporteur jaune de retour de Monza avait fait une halte à Gollion, chez Willy, où se trouvait déjà, par hasard, la Bugatti d’un collectionneur de ses amis. Le reste se perd dans les méandres fumeuses des projets fous nés entre deux verres. Toujours est-il que, le soir tombant, une Renault RE 30 poursuivie par une Bugatti et quelques chiens étonnés, firent plusieurs fois le tour du village, sous les yeux ébahis des citoyens.
C’est la gendarmerie, toujours très vite là quand on à pas besoin d’elle, qui agitera le drapeau à damiers. Mais une grande idée était née… Trois GP de Gollion, grande fête foraine du sport automobile, allaient être organisés, en 85, 87 et 90.

Grâce à l’appui des constructeurs, sponsors, pilotes et collectionneurs, plusieurs dizaines de milliers de spectateurs prirent d’assaut le tranquille petit village vaudois, qui résistait, encore et toujours, aux envahissantes interdictions légales.

Les pilotes de F1: Prost, Hunt, Alboreto, Tambay, Berger, De Cesaris, Lehto, Regazzoni , les glorieux anciens Fangio, De Graffenried, Gurney, Brabham , les motards Rainey, Roberts, Cadalora, Biland, Cornu, tant d’autres encore dont les pilotes locaux et tous les copains, heureux de participer à la même fête que leurs idoles, n’auraient manqué pour rien au monde cette folle communion champêtre et mécanique.
Willy, prince de la démesure, avait alors trouvé en Jean Tinguely, promu directeur de course, un camarade de jeu du même tonneau.

Et l’on dit même que, certaines nuits, la lueur des fabuleux feux d’artifice éclaire encore la campagne vaudoise, loin à la ronde…

Grand Prix de Gollion
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