Une nouvelle entreprise, pour exister, nécessite la présence d'un certain nombre de facteurs. Ceux-ci, lorsqu'ils se rejoignent en un point de l'espace temps cher à Albert, peuvent engendrer une réussite exceptionnelle. Ces différents facteurs vont être décrits ci-après.
Source de toute chose, le personnage est important. C'est lui qui mènera de main de maître la galère. En fait. il sera seul maître a bord, mais aussi, en général, le seul a bord !
Le créateur ne doit pas être seulement quelqu'un qui a des idées a revendre. Il doit être aussi capable de les vendre. La motivation joue pour beaucoup. La source de la motivation peut être diverse : envie de gagner beaucoup d'argent, volonté d'être le capitaine, désir de sortir d'une situation déplorable, souhait de changer, ...
Une idée, c'est simple : qui n'en a pas. Mais l'Idée est plutôt rare, surtout si elle est bonne. C'est à ce moment qu'il faut observer le monde autour de soi. La personne qui médite au fond d'une caverne perdue dans les montagnes pourra certe avoir des bonnes idées, mais elles risquent d'être aussi saugrenues que bonnes.
Avec quels critères juger qu'une idée est bonne ou ne l'est pas. Comme il n'y a pas d'absolu dans l'imagination, il n'y a pas de critères stricto sensu. La bonne idée est, en fait, liée au paragraphe suivant.
(Si vous n'avez vraiment aucune idée - et quand bien même vous en auriez une, allez jeter un coup d'oeil sur Creatests, c'est plutôt bien fait)Voilà une composante fondamentale à prendre en compte dans la création d'une entreprise. Il y a un bon nombre de créateurs qui l'oublient : c'est une des causes de chute.
La bonne idée est celle qui se vendra. On pourra toujours fabriquer un appareil qui permet de lancer les crêpes en l'air et de les rattraper. Mais cela risque de n'intéresser que peu de monde. Le chiffre d'affaires de l'entreprise ne sera alors pas à la hauteur de ce qu'on espérait.
L'étude de marché et l'idée sont fortement liées. On ne vend pas du poisson et des perceuses de la même façon, ni au même endroit. A moins d'avoir une idée originale, avec le danger de ne pas intéresser les clients, il y a toujours une et souvent plusieurs entreprises concurrentes. C'est un second point du marché à étudier. Peut-on faire au moins aussi bien sinon mieux qu'elles ?
Si la reunion des trois facteurs cités ci-dessus se réalise, un grand pas est fait, sinon pour l'humanité, au moins pour le créateur.
Il va maintenant falloir entrer dans la partie financière et juridique. C'est une première étape qui peut s'avérer difficile. Les paragraphes suivants vont éclairer ces deux points.
Les formes juridiques que peuvent prendre une entreprise sont relativement limitées. Les formes possibles sont les suivantes : entreprise individuelle, EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée), SARL (Société A Responsabilité Limitée), SA (Société Anonyme), SCOP (Société Coopérative Ouvrière de Production) et SNC (Société en Nom Collectif).
Les contraintes sont de deux ordres : celles qui existent à la création et celles qui existent tout au long de l'existance de l'entreprise.
A la création, le choix d'une forme ou d'une autre peut dependre des fonds que l'on possede, de la volonté de faire grandir la société dans l'avenir, du nombre de personnes qui peuvent se reunir pour créer l'entreprise. Le capital varie de 0 pour l'entreprise individuelle à 250.000 Fr pour la SA. Le nombre de personnes minimum varie de 1 pour l'entreprise individuelle et l'EURL a 7 pour la SA.
Durant la vie de l'entreprise, les contraintes sont de différents ordres. Celle qui peut paraître la plus importante est la responsabilité en cas de perte et de faillite. La responsabilité des dirigeants est illimitée pour l'entreprise individuelle et la SNC. Cela veut dire que l'on perd non seulement son entreprise, mais aussi ses biens personnels si les pertes sont elevées. La responsabilite est plus limitée pour les autres formes juridiques (d'ou leurs noms). Mais il faut se méfier : il suffit que l'on se porte caution sur un emprunt pour la société (l'emprunt du capital en général), pour que la responsabilité ne soit plus limitée ; le banquier est un personnage intelligent et pervers : s'il vous donne des carottes quand vous avez de l'argent, il vous donne des batons dès que vous n'en avez plus beaucoup voire plus du tout. A chacun son métier.
Deux registres différents contiennent les caractéristiques de toutes les entreprises.
Il est possible de figurer sur les deux registres
Afin de faciliter la constitution administrative des sociétés, les CFE ont ete crées. Ceux-ci se trouvent dans les chambres des métiers et dans les chambres de commerce.
Le travail des CFE est de transmettre le dossier de constitution de l'entreprise à toutes les administrations intéressées : l'URSSAF, la caisse de maladie, la caisse de retraite, ...
Les différents sujets exposés plus haut apporteront quelques éléments à ceux qui veulent se mettre à leur compte. Les nombreuses embûches que l'on rencontre avant même d'avoir crée légalement l'entreprise permettent de mesurer la motivation et la volonté que l'on a dans son projet de création. D'ailleurs, les différents conseillers des chambres de commerces, de métiers, de l'ANCE et d'autres organismes mettent beaucoup de volonté à tester la motivation et à déconseiller s'ils jugent que le projet est voué à l'échec.
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