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1970,
le mégatube " Darla dirladada" tient lieu de rampe
de lancement mais la véritable mutation s'opère avec
plusieurs morceaux de bravoure composés sur mesure par Mikis
Théodorakis , le tandem Jacques Revaux / Michel Sardou. Des
reprises telles que "Avec le temps" de Léo Ferré,
"Je suis malade" de Serge Lama ou encore "Que reste-t-il
de nos amours ?" de Charles Trénet sont interprétées
voire réinventées et réappropriées par
Dalida à la grande satisfaction de leurs créateurs
respectifs, qui voient ces classiques connaître une seconde
vie et annoncer la nouvelle "Dali".
Égérie
lumineuse de jeune auteurs qui constituent sa garde rapprochée
(les incontournables Pascal Sevran, Michaële, Lana et Paul
Sébastient suivis plus tard de Michel Jouveau, Jeff Barnel
notamment), la chanteuse connaît son âge d'or avec des
titres tels que "Pour ne pas vivre seul" légendaire
duo avec Alain Delon, "Il venait d'avoir 18 ans" ou encore
le dalidissime "Gigi l'amoroso".
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Peu
de temps après et à la surprise générale,
Dalida s'impose en force et en beauté là où personne
ne l'attend, c'est-à-dire en pleine mouvance disco. Pionnière
incontestée ("J'attendrai" version 76 est le tout premier
tube disco français), elle s'offre même le luxe (avec "Génération
78" qui fait l'objet du 1er medley et du premier vidéoclip
hexagonal, "Ca me fait rêver" et plus tard, "Monday
Tuesday") de supplanter plusieurs maîtres du genre sur leur
propre territoire. Show-Woman de choc vêtue de somptueuses robes
pailletées fendues jusqu'à la hanche, Dalida amorce, sur
la lancée de son passage au Carnegie Hall à New York un
éclatant virage.
(c)
Extrait du livret "Dalida - Les années Orlando" Coffret
10 CD's.
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