Un picomusée de la microInformatique familiale

Un picomusée de la microInformatique familiale

ETE ETA MUZEETO MIKROKOMPUTIKA
15 ans d'informatique individuelle..
 
 
 



 
 
1983 Un ORIC 64ko, pour voirL'oric, tel quel 1983 ORIC 64k, prove
1985  CPC664 AMSTRAD  Enfin une machine sérieuse 1985, CPC664 AMSTRAD fine !decas la maþinoune disquette 3

Pour les nostalgiques, quelques liens

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J'ai testé LINUX


Chapître I. ORIC. Le sac de noeuds.

Où notre héros entre dans les temps modernes.

En 1983, dans le monde de la micro-informatique, pour les gens ordinaires, il n'y avait guère que les Sinclair ZX81, vraiment pas chers... mais vraiment limités avec leur simple Ko extensible à 16K. En ces temps reculés, l'informatique individuelle c'était vraiment l'affaire des anglais et de leurs drôles de machines. Les Sinclair, mais aussi Acorn et son BBC et puis d'autres, très originaux. Il y avait le jupiter Ace, un trop original parlant Forth, et puis COMMODORE et ses machines à peek et poke. ORIC, c'était vraiment bien, pour débuter, quand on y connait rien, et puis avec 64Ko on est paré..

A cette époque, on croyait encore qu'on pouvait vendre n'importe quoi. Il y avait un clavier avec des touches minuscules, et juste en dessous, c'était l'UC. Pas très facile dans ces conditions de rajouter des extensions.. Et pourtant c'était le même processeur que l'Apple II, qui pouvait si facilement accepter des cartes supplémentaires...

Des fils dans tous les sens

J'ai passé quelques semaines avant de réussir à sauvegarder mon premier programme sur magnétocassette. l'alimentation? l'oric c'était des cables dans tous les sens. alimenter le micro, avec un petit bloc qui délivrait du 12volts. connecter l'ordinateur a la télé, mais aussi alimenter la peritel en 5volts pour je ne sais plus quelle obscure raison de commutation. il fallait aussi brancher le magnétocassette. Et j'ai commencé à découvrir le Basic. L'assembleur ce sera pour plus tard..

Avec ça j'ai

Chapître II. Amstrad. Enfin une vraie machine familiale.

Où notre héros passe à la vitesse au dessus.

En 1985 proposer une machine à base de Zilog Z80, ce n'était plus très original. J'avais été malin - j'avais attendu , après le CPC 464 à lecteur de cassette intégré, le CPC 664 à lecteur de disquette intégré.. Et quelles disquettes, introuvables, très chères.. les premières achetées m'ont bien coûté 50 francs pièce.

A malin, malin et demi! quelques mois plus tard sortait le 6128, doté lui de 128ko. Prudent et économe j'avais choisi le modèle à moniteur monochrome, vert, et je m'appretais à entrer enfin dans le monde de l'informatique. On me croira ou pas, je n'ai jamais regretté ce choix. Après tout, en vert, on pouvait travailler en 80 colonnes, ce qui à l'époque n'était pas si courant. L'Amstrad c'était l'assurance d'un Basic d'une grande qualité, un lecteur de disquettes, une imprimante.. Le luxe quoi. Et c'est aussi le début d'un engrenage.. Les étiquettes pour le CCNE (avec un programme en basic), la paie de la nourrice de David... Mais c'est aussi la découverte de l'assembleur sur Z80.. Le processeur 8 bits capables de regrouper deux registres 8 bits pour n'en faire qu'un de 16.. L'Amstrad permettait d'augmenter le basic très facilement avec des routines en assembleur, d'autant plus facilement que d'une machine à l'autre les points d'entrée des routines étaient aux mêmes adresses, dans des tables de "vecteurs de sauts" ce qui simplifiait grandement les adaptations.

Du bricolage.

Avec l'Amstrad, j'ai découvrert les joies de la télématique. Il faut dire qu'à l'époque les CPC n'étaient pas équipé d'origine avec une sortie série. C'est avec un bricolage affreux que j'ai réussi pour la première fois à le connecter à un ordinateur distant. Il suffisait de brancher un cordon entre la prise DIN du minitel et le port imprimante. Ensuite, il fallait un bout de code en assembleur pour gérer la sérialisation des données et pendant ce temps là le processeur ne pouvait rien faire d'autre... Grande première mondiale, j'ai réussi une connexion Rezé Bouguenais, 3km! mais bon, arrivé à mon âge avancé..Après j'ai acheté une interface série, d'occasion.. C'était tout de même beaucoup plus confortable.

BLISS ?

Avec quelques membres du club Amstrad, nous avons crée un logiciel pour handicapés moteur, fonctionnant sur Amstrad 6128. BLISS est le nom d'un langage de pictogrammes (on appelerait ça une pasigraphie, pour parler savant). Un handicapé moteur, équipé d'une licorne, ou d'un dispositif similaire, pouvait désigner un dessin sur l'écran, pour exprimer une idée simple, ou en associer plusieurs en phrases. Le tout s'affichait 'en français', dans le bas de l'écran. La licorne était reliée au port de la manette de jeu. Le dispositif marchait assez bien en réalité. J'avais écrit les quelques lignes d'assembleur (ni très performantes ni très originales) pour pouvoir afficher les icones.. Puis nous avons ajouté une synthès vocale à 500ff, de telle sorte qu'on pouvait envoyer des messages par téléphone.. c'était assez malin pour l'époque, surtout pour le prix, quand on sait que les équipements pour handicapés sont souvent vendu très cher..(ben tiens, les crénaux étroits..)Ensuite notre petit groupe est devenu la société commerciale Logicom diffusion(logiciels de communication)et j'ai laissé tomber.. J'avais d'autres occupations, étant fonctionnaire, et puis la prospection commerciale n'est pas vraiemnt dans mes cordes.. Quelques mois plus tard j'ai passé l'examen de programmeur de mon ministère, et j'ai découvert le cobol., une autre paire de manches..finie la bidouille..


Chapître III. PS1. On change d'univers!

Où notre héros entre enfin dans l'informatique sérieuse.

Le vieil Amstrad, même avec 256ko d'extension commençait à être limité. Et puis, ce n'était pas compatible, il n'y avait pas de disque dur.. pas sérieux. Il était temps de changer pour un 486SX25. A partir de là, j'ai sorti de plus en plus d'étiquettes, et puis des affiches, des logos, et toutes sortes d'objets. J'ai quand même pu transférer le fichier du centre culturel Nantes Espéranto, grâce à une vraie interface série, et j'ai abandonné mon programme basic pour un traitement avec Works pour windows.. Il a fallu rajouter 4Mo de mémoire (8Mo), et un disque dur, et puis un lecteur de CDrom. Mais décidément, on ne pouvait plus rien faire. Impossible de changer de carte mère elle n'aurait pas tenu dans le coffret. impossible de changer de processeur, il était soudé.

Bof!

Finalement, on n'a rien fait d'intéressant avec cette machine..Des étiquettes, des affiches...Découvert Pascal, les tableurs

Du passé faisons table rase! vive le bricolage! 1998

A ceux qui désespèrent de leur machine usée. Une troisième vie s'offre au PS1, pour peu qu'on le déshabille. Argh!! pas évolutif le bougre! on enlève tout, on récupère un boîtier mini tour et une carte mère équipée d'un pentium 75 et voilà une machine à bout de souffle devenue presque moderne, et capable de supporter windows 95! 600francs pour la carte mère et le boitier, et 150 francs pour acquérir une carte video ATI Mach, et passer d'une souris PS2 à une souris sur port COM.heureux enfants qui récupèrent un belle machine.Et le tout a fonctionné du premier coup!


Chapître IV. Une machine d'assembleur.

Où notre héros croit avoir compris..

1997, pour mes 40ans, je décide mettre le paquet. Ce coup ci je prévois large, et je prends exactement ce qui me convient, enfin, je crois... Va pour un cyrix 166+, et carrément 32Mo de mémoire, tout de suite, avec un supplément de mémoire vidéo. Et rajoutez moi un modem pour faire bonne mesure. Depuis le temps qu'on voulait faire de l'internet. Avec ça, j'ai aussi installé LINUX sur cette machine, pour voir. One ne se refait pas... On pourrait imaginer de faire un réseau avec ces vieilles bécanes, mais il faudrait installer des cartes spécifiques..

A l'heure d'aujourd'hui, il fait piètre figure mon 166+, même pas MMX. La microInformatique est pleine de frustrations...


Chapître V. Celles qu'on n'a pas eu.

Où notre héros évoque quelques souvenirs..

Vers 1984-1985, le très original Lord Sinclair a sorti une machine résolument moderne, le quantum..128Ko.

en 1988, j'aurais bien craqué pour Archimedes. Archimède, c'était l'espoir d'échapper aux compatibles IBM pour rentrer dans une autre informatique. échapper à MSDos..Archimède c'était la première machine RISC pour les particuliers, un vrai plaisir de programmeur. à 8Mhz elle était aussi rapide qu'un 386 à 20, et pas plus cher. Le génie du jeu d'instructions de l'Archimedes, c'était les instructions avec conditions intégrées. Par exemple, l'instruction ADDGT permettait de faire une addition si le résultat du test précédent était Plus grand (Greater Than). J'y pense encore chaque fois que je fais un peu d'assembleur sur PC et que je suis obligé de rajouter des sauts pour traiter ce genre de condition..


Epilogue. Pour les nostalgiques..

Il reste un espoir! pour tous ceux qui ont gardé leur matériel en état, il y a encore moyen de trouver des nouveautés! et puis on trouvera aussi des émulateurs pour ces machines, tournant sur PC . On en reparlera.

CLUB EUROPE ORIC http://ourworld.compuserve.com/homepages/laurentch/CEO.HTM

 http://oric.ifrance.com/oric/emulateur.html
 

AMSTRAD CPC http://www.chez.com/futurs/

THOMSON TO7, TO8 http://www.esiee.fr/~geoffrvi/thomson.htm


Post-épilogue...

Projets ? mettre toutes ces machines en réseau. C'est fait. Comme quoi il est démontré que Windows et Linux peuvent très bien communiquer..Si j'étais plus malin je transformerais mon vieil Amstrad pour en faire un terminal linux..


dernière maj le 25.06.1999

vers La page perso de Y. JAGU