Page d'accueil
Ah les Aurès ! ces forêts de cèdre, cette terre qui sent le thym et le parfum amer.
Ce vent qui vous colle comme un vêtement. Ces orages métalliques qui grondent sur les rochers du massif. Cette neige qui écrase tout bruit.  
 
 Page d'accueil 
 Histoire 
 Album photo de ma region 
 Presse 
 Art auressien 
 Ville des Aurès 
 Refuge de la Kahina 
 Chanson chaouis 
 Chanteurs Chaouis 
 coutumes 
 Cuisine Auressiene 
 Legende 
 Poeme 
 Yamina Mechakra 
 Benzelmat 
 Tahar Achoura 
 MSPB 
 
 
Documents téléchargeables

Mémoire immigrée - par Djemaâ Djoghlal - téléchargez le document :              Cliquez ici pour le format PDF

Aurès : révolte de 1916 - par Ammar NEGADI - téléchargez le document :        Cliquez ici pour le format DOC      Cliquez ici pour le format PDF




Exode 


Besoin d’un minimum d’ordre
Cette ville stresse
Le sens du civisme se redresse
Coeur et pied se mêlent .
Des citadins fuient leurs souvenirs
Si cher peut être un souvenir !
Se côtoie ici-bas …
Une ombre de vie monotone
Et le fantôme d’un présent
..un symptôme
Son village est seul
Mais il n’y pense même plus
S’occupe d’ une vie
Détruit beaucoup d’autres
L’exode tue
Savent-ils ces autres ?
Que font-ils ici
La ville étouffe
Echangeons nos modes d’existence
Réciproquement contribuons
A enterrer ville et village
Douars, traditions et visages
Laissez-moi faire de
Cette nature le tableau divin
Non notre page
Le carnage
Sentir l’air pur campagnard
Retrouvé la vieille
Trayant ses vaches !
Au levé du soleil
Une ferme…et une femme
Le crépuscule
Chaque fois malheureux
On pourrais aller vers eux
Que devenez- vous ?
Grand mère
Grand père
Revenez à vous
Si ont se détesté ça serait
Beaucoup
Rentrons chez nous ?!
 
Sihem Bouggoufa
Quelques part dans notre vérité
(ouvre poétique)

Le Lac des Aurès


 
 

Ici
Esseulée, sur la rive de la vallée
Je m’incline, j’obéis au coeur embrasé
Au gré des distances des songes et des nuits
L’éloignement affecte mon esprit, j'écris :

Là-bas
Un étrange lac habillé de nénuphars,
Les flots verts inondent le fond de son regard
D’où s’évaporent l’ivresse et l'or du soir
Hissant haut la lyre comme un encensoir.

Là-bas
Alors qu’une goutte glisse et se pose
Sur la joue vêtue de rouge et de rose,
Les rêves débordent sur les paupières
Et l'amour réjouit l’émeraude du désert.

Là-bas
Le lac s’endort, ferme les pétales de son c½ur
La rosée déchire le silence des fleurs
Ouvre le bal par un prélude d’Orphée
Grisant l'oasis du lac ensorcelé

Là-bas
L'amour frétille, s’emporte sur le pavé,
Voile sa pudeur de feuilles d'olivier
Convoite la paisible symphonie des flots
Prise au piège comme l’île dans l'eau

Ici
Tard, dans le soir la muse seule sur son lit,
Propose à Morphée de veiller la nuit
Auprès du coeur peiné, privé de liesse
En attendant le réveil du lac des Aurès.

Poème dédié à Orésus
Nacéra Tolba