Si cette question doit trouver des réponses dans le cadre de formations spécifiques aux enseignants,
nous vous proposons néanmoins quelques pistes concrètes qui vous paraîtront quelquefois évidentes
mais qui sont indispensables à ces enfants qu'il nous a semblé préférable de les rappeler. Il faut
savoir aussi qu'il n'existe pas une méthode s'adaptant à tous les dyslexiques, les formes et les degrés
étant très variés.
Donner du temps : il a peu d'automatismes et doit réfléchir tout le temps.
Exiger un minimum bien fait. Accepter qu'il fasse moins que les autres.
Insister sur les réussites, réajuster les exigences au fur et à mesure des progrès, reconnaître ses
qualités, positiver.
Eviter la copie inutile pour l'objectif de la leçon ou de l'évaluation. La copie est un exercice
difficile pour le dyslexique, ne pas contourner la difficulté mais ne pas en demander de trop.
Encourager l'expression écrite même s'il y a des fautes.
Pour les dictées, on peut faire : des dictées écourtées ; une double notation (noter les mots
appris) ; les dictées à trous ; les dictées à objectifs.
Ne pas sanctionner l'orthographe des mots, les présenter en colonne et conseiller de les apprendre
visuellement et en les épelant phonétiquement si c'est possible en alphabétiquement si nécessaire.
Utiliser les mots de la même famille (ex : un chat - un chaton ou la beauté - belle)
Cibler les objectifs de l'évaluation : Attention au vocabulaire utilisé dans les consignes, vérifier
si la consigne est bien comprise par un échange oral.
Fournir l'énoncé photocopié de l'évaluation en évitant au maximum de faire écrire l'enfant.
Lire le texte des problèmes de maths si l'enfant a des difficultés en lecture.
Utiliser des documents clairs et aérés sans trop d'informations à la fois (surtout dans les petites
classes)
Pour les consignes, préférer une écriture cursive bien formée pour les petits ou les plus en
difficultés pour éviter les confusions visuelles telles que "b", "d", "p", "q".
Pour les leçons, vérifier le cahier de texte et aider l'enfant à s'organiser pour qu'il emporte tout
ce qu'il faut.
Pour apprendre les leçons, vérifier la bonne compréhension du résumé, souligner les mots à
retenir en priorité et à savoir écrire. Présenter ces mots en colonne et dans l'ordre du texte.
Après plusieurs lectures de l'enfant, s'il ne réussit pas à mémoriser, conseiller aux parents de
lui lire le résumé plusieurs fois et de lui poser des questions.
L'usage du crayon à papier et de la gomme peut éviter les ratures fréquentes chez ces enfants
qui installent difficilement les automatismes et qui doivent réfléchir presque à chaque mot.
Possibilité d'utiliser la pointe du crayon pour suivre la lecture.
En plus de la leçon de lecture, faire lire l'enfant le plus souvent possible à voix haute (lecture de
consignes, de résumé...)
Ne pas hésiter à réexpliquer, récapituler.
Pratiquer une pédagogie de contrat avec l'élève avec une description précise des buts à
atteindre (ex : savoir écrire tant de mots usuels, ne plus oublier les "s" du pluriel). C'est là
que la coopération avec l'orthophoniste peut être intéressante.